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28 juin 2008
Malaise
En pleine période d'allergie, et sans le droit aux antihistaminiques pour cause de haricot dans l'vent', on m'autorise quand même un collyre, et un "pschitt" pour le nez... lesquels sont à renouveler tous les dix ou quinze jours, et coûtent près de 8 euros chaque, car considérés désormais comme médicaments de confort...
Peu importe, sans autre traitement, je prends. Je prends les médicaments qui assurent quelques minutes sans éternuements et arrachage de poumons dans la journée, et je prends en charge les frais. J't'en ficherais du confort...
Et puis, et puis, la dernière fois que je vais renouveler le collyre, je ne paye rien. Pas un centime. J'ai un doute. Je demande au pharmacien de vérifier. Il m'assure qu'il n'y a rien à payer, me demande si j'ai changé de mutuelle, etc. Mais non.
Je reste sur cette interrogation. Me dit que de toutes façons, on saura toujours me retrouver, s'il s'agit de me faire payer. Bref.
Et puis, au fil des jours, et des analyses diverses, des courriers de ma mutuelle et des examens obligatoires; l'évidence : grossesse = 100 %
Et depuis trois jours que je réalise exactement ce que cela signifie, gros malaise chez moi.
Non que je sois riche, mais je peux payer à l'occasion, les 5 à 10 % habituels sur mes visites, examens, et médicaments. Oh, je ne crache pas sur la prise en charge totale (et non la gratuité, ce n'est pas franchement le même principe)... mais cela me gêne.
L'impression de profiter.
L'impression de voler à qui en a vraiment besoin.
L'impression d'une injustice flagrante.
D'une erreur.
On aura beau m'objecter que c'est pour le bébé, et pour que je puisse vivre sereinement ma grossesse (le beau poncif !)... je préfèrerais mille fois continuer sur le même registre de remboursement, et savoir que tous en profitent de la même façon.
Et non, ce n'est pas une manière détournée de faire dans le mielleux et le sous caritatif de coeur.
Mais je ne suis pas devenue handicapée, je ne suis pas affectée d'une longue maladie, ou d'une maladie comme le diabète, etc, bref nécessitant des soins réguliers et à long terme.
Seul mon état a changé, et il est provisoire. Je ne suis pas en mauvaise santé, je suis juste presque deux.
Comment justifier que tout soit pris en charge à 100 %, quand nombre de gamins dans ce pays ne peuvent plus se soigner correctement ?
Et puis à tout choisir, et en restant purement égoïste, pourquoi ne serais-je pas mieux remboursée des autres soins le reste du temps, plutôt que de l'être totalement juste en ce moment ?
Il me manque des dents, que je ne peux remplacer car trop cher, et changer de lunettes me demande des économies de plusieurs mois...
Où est la logique ? Où est le bon sens ?
Où est la justice là-dedans ?
21:21 Publié dans Livre des émotions | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
23 juin 2008
Listes de naissances
C'est pas le tout, de déblatérer sur le haricot... mais faut p'têt que j'm'y mette... Vous m'aidez à choisir entre toutes ces listes de naissances ?
La liste "super fayot" :
- une photo de Jean Sark.zy encadrée pour mettre au-dessus du lit
- le disque de madame pour les berceuses
- un disque de chez Pierre Sark.zy Productions pour se mettre en forme dans la journée
- une invitation à la Garden Party du 14 juillet
- le dentier de Rachida D.
- une carte de membre de l'UMP (des Hauts de Seine, c'est mieux)
La liste "faites-moi une place dans votre monde" :
- un comparatif de tous les partis politiques pour savoir lesquels sont vraiment dans l'opposition
- une carte du parti gagnant de ce comparatif
- une carte d'un syndicat qui se dépouille vraiment, au lieu de se déchirer
- une belle campagne tous frais payés pour la mairie de N.uilly dans 5 ans pour barrer la route à J. S. et pour la Présidence dans 10 ans !
- des idées, que je puisse les revendre à l'opposition ! (Les miennes n'y suffiront pas)
La liste "aidez-moi à survivre"
- 10 litres d'essence, pour être sûr de naître à la maternité
- deux paquets de couches (en les vidant régulièrement, je devrais tenir jusqu'à la maternelle)
- une boîte de lait (promis, je tiendrais un an avec)
- et vu le monde tel qu'il semble être : un masque à gaz, des pilules anti-pollutions, des pilules anti-cons, les idées ne manquent pas !
La liste " c'est pas mieux ailleurs"
- un séjour chez les Bush
- un séjour chez Poutine
- un séjour chez Silvio
- un séjour en Libye
- un séjour au Tchad
La liste "j'ai le droit d'être naïf, j'suis même pas né"
- la paix dans le monde
- un environnement sain
- des réformes qui réforment sans faire mal
- des gens gentils, des cons pas si cons
- une nature préservée
La liste "préparons mon avenir"
- cinq ans de points de retraite pré-achetés
- un pécule pour combler ma part rétroactive du trou de la sécu
- dix idées de boulots qui soient dans mes compétences et à moins de deux heures de chez moi
- deux places en maison de retraite pour mes vieux, pas trop chères, et pas trop pourries
- un fonds de pension qui prend en charge mes études, et s'il se casse la gueule, qui me permette au moins de balayer chez les p'tits vieux en Floride
La liste "Bling-bling"
- une Rollex avec bracelet de cinq centimètres maxi, dès que je grandis, j'en veux une autre...
- une belle Rolls pour rentrer chez moi après la naissance
- des pyjamas griffés, assez nombreux pour les changer sans avoir à les laver !
- une chaîne en or, pour les poils à mettre dessous, euh, je me débrouillerais
- une carte AmEx platinum, faut bien commencer un jour
- un roman de Brett Easton Ellis, pour connaître les marques à la mode
08:00 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
20 juin 2008
Vu par mes p'ti neleves
Cours avec les 6e : 12 ans allant sur 13...
"Madame ? Vous avez un bébé hein ?" fait J. un des garçons.
Dénégation de ma part.
"Rhooo, mais si, dans vot'vent' "...
"C'est possible oui !"
"Ouais, j'l'ai vu, vous avez grossi"
Avec l'assentiment des filles de la classe un peu ébahies par sa répartie, me voilà expliquant à J. que non, décidemment, ça marchera moyen pour lui avec les filles s'il leur dit qu'elles ont grossi...
R. voisin de J. reprend, quand même choqué "enfin Madame vous êtes vieille pour avoir un bébé".
Je les questionne sur mon âge possible. Il y a quelques années, une classe de 5e n'avait pas été étonnée de m'entendre dire que j'en avais 72. Rien ne me choque à ce sujet avec eux.
R. réagit à l'annonce de mes 35 ans. "Ben quand même, euh, c'est beaucoup, pour avoir un bébé... ça fait, ça fait que quand il aura dix ans, vous en aurez...euh... 45 ! Hannnnn.... n'importe quoi !". R. est notre très bon en calcul. Puis après un autre calcul rapide "et quand il aura 20 ans, vous aurez une canne !"
Un peu après, J. et R. se marrent tous seuls à imaginer que je choisisse un des prénoms d'élève pour le bébé. Ils y accolent mon nom de famille, et éclatent de rire tout seuls.
Soudain J. a une révélation : "attends, si ça se trouve, son mari, il s'appelle pas comme ça ! Comment il s'appelle vot'mari ?
- je n'ai pas de mari !"
Cri de J. et R. "hein, pas d'mari ? Mais c'est pas possible !
- qu'est-ce qui n'est pas possible ?
- ben, vous en avez un d'mari, forcément !"
Je vois les regards de tous les élèves sur nous d'un coup. Vraiment, là, j'exagère. Déjà, bon, l'âge... Certains ont bien précisé que c'était celui de leur mère ou de leur père, mais là, "pas d'mari"... non, vraiment...
R. me regarde narquois : "et comment vous avez fait sans mari ?"
"Tu sais, R., ce n'est pas obligatoire, un mari.
- non mais pour le bébé, hein ?
- ben pareil, ce n'est pas obligatoire d'avoir un mari non plus.
- ouaiiiis... vous plaisantez hein ?"
Et je vois J. qui réfléchit longuement.
"Je sais, c'est vrai, c'est pas obligatoire d'avoir un mari, maintenant on peut se patcher* ! "
* ce qui signifie pour lui "se pacser", ;-)
18:00 Publié dans Livre des neleves | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
19 juin 2008
On l'attendait...
... mai avait été si chaud, comment ne pouvait-il pas déjà arriver ?
Ses pousses vert tendre, ses brins fins et élancés, serrés et droits n'en finissaient pas de nous provoquer à ne pas quitter cette couleur.
Appel de T.C. , sur la route du boulot : "ça y'est, prend ton appareil, c'est tout bleu"
Oui, tout bleu !
(cliquer sur les photos pour les voir en plus grand)
Vous avais-je dis que je vivais au pays du lin ?
17:19 Publié dans Livre de Sapientia | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : lin, fleur, bleu
18 juin 2008
Quand même !
M'en fous du foot. Reste d'une enfance passée à crapahuter sur les stades, derrière mon père qui jouait tous les dimanches, et d'une adolescence avec des potes qu'il fallait admirer dans leurs pas de danse sur le terrain
M'en fous de la défaite de l'Equipe de France. Les sports co, c'est aussi accepter que les autres peuvent gagner. Bon, cela m'a valu des insultes dans les vestiaires de la part d'une coéquipière au basket : "on est là pour gagner connas..". Ouais ? Moi je suis là pour jouer. Et si tu veux gagner, ben joue bien. Tu ne seras pas dans l'équipe 3, le dimanche matin à 7h, tu te feras remarquer par une équipe de Nationale, et basta. Connas... qui peut.
M'en fous aussi des grandes discussions du jour. Ben oui, trois équipes ont été meilleures que la nôtre... grand bien leur fasse. C'est un tournoi, non ? Alors lyncher le sélectionneur, un peu facile, non ? Pour ce que j'en ai vu, nos bêbêtes à deux pattes n'ont pas beaucoup couru sur le terrain... m'enfin. Comme dirait 8's, l'avait qu'à prendre Méxès. Aparté.
La seule chose qui m'a choquée (bon, bien grand mot quand même), c'est imaginer qu'on puisse réagir par une demande en mariage... ce n'est pas le mélange des genres (quoique), ce n'est pas le décalage avec la situation (surréaliste, on croirait vraiment un pose d'artiste pour le coup), ce n'est pas non plus le cas qu'en font les media (il y a bien longtemps que leur vacuité ne m'étonne plus...)...
c'est juste que, penser que "LE" z'homme qui partage notre vie, se trouve un jour désemparé, en public, acculé, et ne trouve rien de mieux pour botter en touche qu'une demande en mariage de cette trempe, en direct, (en gros, piétiner l'intimité du couple au moment le plus inadéquat)... j'aurais juste envie de le tarter. Quand bien même celui-ci semblait surtout en quête d'un câlin réconfortant... va voir ta mère !
20:30 Publié dans Livre de Musky | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
17 juin 2008
A la demande d'Annnie...
... oui Annnie avec trois "n", la Marseillaise, la DDD...
Un aliment ou produit que je n'aime pas du tout : les abats, les tripes, etc. Désolée, je fonctionne autant à l'odorat qu'au goût, alors là, c'est trop pour moi !
Mes trois aliments favoris :
le chocolat (sans conteste à la première place, rien de bien original)
les pommes (sous toutes leurs formes, ben oui, suis normande !)
la viande rouge (suis bien malheureuse en ce moment d'ailleurs !) mais comme Annie, le poisson cru aussi !
Ma recette favorite : la tarte au citron (dont j'ai donné plusieurs versions ici déjà : -> là à la date du 26 mai 2006)
... mais comme j'aime cuisiner, je tente toujours plein de choses, et ma vraie spécialité, c'est d'accommoder les restes, quels qu'ils soient.
Ma boisson de prédilection : le vin... du fort, de l'épais, du Bourgogne, ou du Chateauneuf-du-Pape, ou encore un Crozès-Hermitage... ou un Egri Bikaver (hongrois) appelé aussi "sang de taureau, c'est dire sa puissance et son épaisseur, ;-). Mais bon, en ce moment, c'est Apfelschorle à l'apéro, et eau, le reste du temps...
Le plat que je rêve de réaliser mais que je n'ai toujours pas fait : la moussaka ! J'aime ça.
Et ma maman la réussit très bien, bien qu'excessivement rarement. Tellement rarement, qu'il faudra bien que je me lance un jour !
Mon meilleur souvenir culinaire : euh... alors là, je sèche. Il y a eu des tas de bons repas. Des tas de moins bons. Des bons restos, et des beaucoup moins bons. Alors prenons le plus récent : un déjeûner à la "Marmite Dieppoise" à Dieppe donc, avec T.C. où nous avons dégusté une excellente "marmite dieppoise" justement. Pour avoir une idée des recettes possibles, mais sans pouvoir vous en donner le goût si fin, dans ce resto, lire ici
A qui je passe le relais ? Mais tout le monde ne l'aurait-il pas déjà fait ? Alors disons à Schleuder qui donne envie avec ses morilles, et Ynaf qui aura bien une recette japonaise pour nous, et Djou tiens, si elle passe par là, et encore Grenouillette. Et finissons par Elvire, si cela la poussait à réécrire un peu pour nous aussi, ;-)
16 juin 2008
Et pan !
E. est une élève de 14 ans, qui ne parle que de sa famille et de leurs divers problèmes de santé, et des bébés de la famille, dès qu'elle peut avoir une conversation avec un de ses profs. Autant dire que les bébés sont son sujet préféré. Et qu'elle l'aborde toujours avec un sourire attendri.
A 17h30 ce soir, elle revient dans la classe après en être sortie en même temps que ses camarades.
"Madame, je voulais vous demander... au pis rien hein...
- vas-y, E., je t'écoute...
- c'est vrai que vous êtes enceinte ? Pasque y'en a qui disent, enfin bon, c'est C. et V. qui disent que c'est ça, que vous êtes enceinte."
Elle m'observe, à la fois gênée de poser la question, et très sûre également de son droit à une réponse. Un drôle de regard d'ailleurs.
"Qu'est-ce que tu en penses toi ?
- ben j'en sais rien, y'en a qui disent, hein. Mais bon, quand même...
- et si c'était le cas ?"
Elle se trouble, grimace un peu. Elle me regarde de côté, l'air embêté et incrédule en même temps.
"Ben quand même, à votre âge !"
18:30 Publié dans Livre des neleves | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
14 juin 2008
Désordre
C'est vrai, ça fait désordre...
tout le monde me dit "c'est merveilleux, il n'y a rien de plus beau au monde, quel bonheur..."
La litanie est sans fin, et j'en passe encore.
En vérité, c'est surtout le début des emmerdes.
Cela commence un beau dimanche, après une petite journée seulement de vacances... me lève vers 10h, et T.C. (l'homme) a préparé mon café, me le sert tout sourire. Une sage sans son litre de café dans la journée... je suppose que cela peut être comparé à Heure-Bleue sans sa Ricoré, ou La Cigale sans son coca...
Suis pas réveillée, mais je suis contente, je le prends ce café. Je bois une gorgée, et je fais un beau sourire à T.C. Je reprends une gorgée, et j'arrête de sourire. Je grimace. Il le voit. "Dégueu, ce café". Il tique, et avec tact : "je l'ai fait comme tu me l'as bien expliqué". Pan, pour moi.
"Mouais, ben je vais détartrer la cafetière, ça fait deux jours déjà qu'il est bizarre ce café".
Trois détartrages et sept rinçages plus tard, le café est toujours dégueu. Je m'en prends au paquet de ma marque préféré, qui devait être éventé. J'en ouvre un autre. J'y tiens à mon café, non mais. Mais il est toujours aussi mauvais.
Un dimanche sans café. M'enfin, c'est les vacances, après tout, une petite cure de thé...
T.C. ne s'est pas démonté, il est sorti fumer tranquillement, évitant le champs de bataille (ce sera la cafetière ou moi, mais même avec la cafetière à main, le café est dégueu...)
Il rentre, je suis devant le PC, à côté d'une de ses filles. "Tu pues Papa", litanie volontaire d'une ado en pleine campagne anti-tabac envers son père fumeur... je renchéris, un peu peste. Mais bon, c'est vrai, il ne sent pas bon.
Et T.C. se penche vers moi... non, il ne va pas ? Ben si, le bisou, celui que j'aime recevoir n'importe quand... mais là... il s'approche, je détourne la tête : ça pue affreusement, ça rend malade, c'est écoeurant.
Pas vexé, T.C. commence à sourire. Le petit sourire que je ne connais pas encore, mais qui va me suivre pendant dix jours.
Le début des emmerdes. Dix jours de vacances où la fatigue du boulot ne réussit pas à partir et dix jours sans café. Dix jours à vivre avec un homme dont l'odeur m'insupporte. Dix jours à le dire et à être insupportable à l'homme. Forcément.
Et puis, ces repas qui ne font pas envie. Ces douleurs incongrues et continues. T.C. sourit toujours. Cela m'intrigue.
"Tu sais, tu as des réactions bizarres...", c'est le moins qu'on puisse dire, mais surtout, qu'il ne me parle pas après sa clope, non mais! Alors le test, et le résultat, et le vrai test pour confirmer, etc...
Et c'est le début des emmerdes, oh oui.
Pas moyen d'avoir des rendez-vous médicaux autrement qu'en période de boulot, dans la journée.
Les lois d'il y a quoi ? Quatre ans ? Cinq ans ? Sur les zones des hôpitaux et cliniques (ben oui, il n'y a plus de carte scolaire, mais question santé, c'est devenu très limité), cette loi fait donc que je suis obligée de prendre ces rendez-vous à 20 bornes (c'est le plus près), mais la ville est à 55 bornes de mon boulot. Donc qui dit rendez-vous d'une demi-heure, dit une journée de travail qui saute, et qu'il faut rattraper... soit, pour replacer 7 heures de classes, environ 3 semaines d'emploi du temps surchargé, et le tout trois fois pour trois rendez-vous, faite le compte, je n'en suis pas encore venue à bout... et encore, j'ai eu l'autorisation d'aller à ces rendez-vous, et de ne pas assurer mes cours à ces moments-là... (sinon quoi ? Ben sinon, une absence, c'est comme partout, pas payée, et comptée, et retenue contre moi, bref)
Et là, je commence à le dire, c'est le début des emmerdes ! Un jeune collègue jeune papa se récrie "oh mais faut pas dire ça !". Ah ? Mais faut dire quoi ? "Mais c'est génial, c'est magnifique..."
Oui, ok, mais c'est aussi des emmerdes...
Me voilà en classe, mes neleves de 5e, deux fumeurs impénitents, qui ne peuvent s'empêcher de fumer pendant les récrés tant ils sont accros, trois autres élèves à l'hygiène douteuse... bon sang, j'ai envie de vomir. C'est une classe très difficile, j'ai envie de dormir en classe, ça facilite leur prise de pouvoir à certains moments, puisque je suis obligée de m'asseoir pour récupérer un peu, et d'éviter de m'approcher de certains d'entre eux...
le début des emmerdes...
Echographie, le gynéco passe un quart d'heure silencieux à secouer le bidon dans tous les sens, en appuyant partout, et en fixant l'écran. T.C. très maître de la technologie me fait les commentaires... heureusement. Le gynéco finit par nous regarder : "tout va bien, c'est juste qu'il bouge tout le temps... je ne peux pas le fixer assez pour prendre les photos"... pffff, comme dirait sa future tante 8's : "c'est déjà un chieur"...
Ouais, déjà un chieur... d'autant qu'on ne peut pas savoir quand môssieu ou mam'zelle daignera montrer son nez, son pied, ce qu'il veut... avec l'adénome que j'ai sur l'hypophyse, pas possible de compter en cycles, faut se fier à la taille à l'échographie... ben oui, mais le haricot refuse de poser pour la photo ! Il arrivera entre mi-novembre et fin décembre.
Commence bien celui-là !
Mémé-la-terreur, la seule dans la confidence depuis le début (pour les autres, on attend que les trois premiers mois soient passés), observe les photos que le gynécologue a fini par prendre avec un soupir : "c'est quand même bien moche ! Enfin, normalement, ça devrait s'arranger après !"
Merci Mémé.
8's au téléphone : "s'il est rouquin, tu sais que Mémé va te déshériter!"... euh, d'abord il a quand même deux chances sur trois de l'être, roux... suis une vraie normande à tâches de rousseur, et blondeur viking, et T.C. un vrai normand en roux... bref, et en plus, j'attends pas après l'héritage de Mémé. Quel héritage, au fait ?
T.C. et moi, regardant autour de nous : "Euh... où on va le mettre ?". Ouais, bonne question. Mes deux jolies belles-filles se partagent déjà une chambre quand elles viennent... Ben va vraiment falloir acheter, là.
Et changer de voiture, déjà que les filles ne rentrent plus leurs grandes jambes d'ados élancées dans la voiture de T.C....
des emmerdes, vous dis-je !
Me voilà comatant dans le canapé, en rentrant du boulot à 18 h, du jamais vu. Comment je prépare ma classe, moi ? Alors que je ne sors du coma que vers 20 h et m'endors vers 21 h30 ? Me manque deux bonnes heures de boulot quotidiennes pour être au point. Reste le mercredi, ben oui, mais du coup, toutes les démarches,...
Reste le dimanche... ben oui, mais le dimanche, je finis en pleurs devant Super Nanny, en comatant devant la télé (j'ai horreur de la télé pourtant)... c'est ça, les hormones ? Merci bien ! La honte en plus du reste maintenant !
Et puis, au bout de quelques semaines, un gros bleu sur le ventre... ben oui, là, à l'intérieur, ça se prépare, c'est entre le citron et la noix de coco (dixit les médecins)... le pantalon serre trop, faut changer de garde-robe.
Que des emmerdes...
Et les prénoms ? Ah, les prénoms ! Franchement, pas question que ce soit la suite des emmerdes... alors T.C. et moi avons la parade la plus pourrie du monde, mais efficace. Les filles de T.C. ont des prénoms commençant par F. et B. alors le haricot qui parasite, aura un prénom en I.
Je sais, F.B.I., ça ne fait sourire que nous... mais y'a pas de raison que j'emmerde pas le monde à mon tour, en proposant à la famille de devenir grand-parents, tantes, oncles, cousins, d'un... et aux copains de voir jouer leurs enfants avec un... Isidore ou Ignace... mais on a aussi Ingeburge* pour une fille.
Non mais. Qui c'est qu'est emmerdé maintenant ? Qui ne va pas oser dire à quel point c'est ridicule ?
Et qui va encore oser continuer à dire : "c'est merveilleux ?" Ahem ?
*On ne rigole pas, c'est le prénom d'une reine de France quand même... quant à Ignace c'est un petit nom charmant !
19:30 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
10 juin 2008
Vrac...
Oui, je procrastine, mais bon...
peu de notes, c'est juste. Mais à vrai dire, qu'y dire ? Je m'en voudrais aussi, de rabâcher les mêmes petites choses, alors en vrac :
- je passe mon temps en ce moment à tenter de trouver des moyens de ne pas aller bosser, non que cela s'y passe mal, mais je passe chaque nuit à faire deux ou trois crises d'asthmes d'une heure qui fatiguent assez pour qu'à 6h le réveil apprenne à voler.
Evidemment, cela n'existe pas les excuses pour ne pas bosser, sinon les grèves. Je n'ai jamais autant fait grève, surtout en n'étant pas d'accord sur les mots d'ordre. Autant dire que la prochaine paye risque de peu me nourrir... c'est un choix. Et la conséquence d'une allergie que je ne peux pas soigner. (Pour la bonne cause, hein les filles ?). Et la conséquence d'une immense fatigue, qui n'est pas grave, mais qui fatigue. (Quelle éloquence, vous avez le droit de rire)
- j'ai mon poste pour l'année prochaine. Et ils vont me maudire dans l'école où j'arrive. Les postes spécialisés comme le mien ne m'ont pas échus. J'ai malgré tout eu mon troisième choix : un poste spécialisé (maître E), en écoles primaires et maternelles, dans une petite ville côtière proche (15 km seulement, ça va faire du bien)... seulement, seulement... je l'ai obtenu car je suis spécialisée (même si je suis maître F et non E, jargon Educ'Nat'), et je prends la place de quelqu'un qui ne l'était pas (pour être titulaire de ce type de poste, il faut l'être), mais qui était là depuis au moins trois ans, et a effectué a priori du bon boulot, le site du réseau dont je vais faire partie en témoigne. Bien sûr, c'est le genre de renseignement qu'on n'a pas, en choisissant les postes proposés. Et puis... ils vont moyennement apprécier que je parte dès les vacances de la Toussaint pour ne revenir qu'après celles de Février... et surtout, je viens en plus d'apprendre, que ce département ne remplace pas les maîtres E lors des congés et maladies, officieusement car n'ayant pas directement une classe à charge, cela risque moins de faire hurler les parents, et du coup, les inspections peuvent dispatcher les remplaçants sur les autres postes... bref. Je sens qu'ils ne vont pas aimer... (mais c'est pour la bonne cause...)
- je passe peu de temps sur le net, l'écran me donne la nausée. J'y passe rapidemment, choisir quelques vêtements d'occasion sur ebay, pour faire évoluer la garde-robe en même temps que la silhouette. Ce genre de vêtement qui ne servent que quelques mois, et restent donc corrects à la revente.
- je passe peu de temps sur le net, parce que l'insomniaque en moi a laissé place à une grosse dormeuse, qui tombe dès 21 h au lieu de 2h du mat' (oui oui, je m'impressionne toute seule). Et qui se réveille asthmatique à 1h, à 2h, etc... mais c'est une autre histoire
- d'être à la campagne, demande un minimum d'organisation pour aller bosser dans une ville à 37 km, et pour passer les examens nécessaires, et régler les différentes tâches administratives de tout citoyen dans une autre ville à 20 km, les deux étant à plus de 55 km l'une de l'autre. Bref. Les journées sont longues, et mon énergie moindre, ;-)
- ajoutons à cela, que je ne supporte plus le café, qui m'aiderait pourtant grandement, et voilà, avec tout cela, vous avez tous les indices pour comprendre ce que je suis en train de dire. Non ?
18:35 Publié dans Livre des procrastinateurs | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note



