09 novembre 2009
Comment j'ai explosé mon carnet d'adresses !
Enfin, sur facebook hein !!
Faut vous dire déjà que Facebook a permis de retrouver la convivialité perdue par notre chère plateforme 20six, il y a bien des années. Non, je n'exagère pas.
Faut vous dire alors, qu'en retrouvant les blogueurs, ainsi que les copains de la vie réelle, et certains neveux de TC qui en compte pas mal, j'avais un joli carnet d'adresses dépassant les 100 "amis", parce que sur facebook, ce sont des amis, si si.
Faut vous dire, enfin, que j'en ai profité, via un blogueur aux idées politiques proches des miennes, pour contacter les personnes nécessaires pour me rendre utile dans ma région... ce qui m'a liée à quelques politiques aux carnets remplis... ils en ont des amis, je ne vous dis pas...
Très vite, j'ai allégremment dépassé les 200 amis... dans les limites de ce que j'appelerais encore les connaissances "utiles".
Ensuite, eh bien, nous étions en mai, et chemin faisant avec ce parti politique, j'approche doucettement les 275/300 amis, je jongle un peu avec ce nombre, ajoute quelques proches qui s'inscrivent, rejoint de la famille et des amis étrangers.
Tous les jours, Facebook me propose de nouveaux amis totalement inconnus, avec lesquels j'ai plus de 50 connaissances communes. Tous les jours, un inconnu me demande si je veux être son amie. Ce rituel dure quelques temps, où chaque jour je souris devant l'inanité de ces demandes et celle de ma propre curiosité, puisque je vais voir quels amis j'ai en commun avec ces personnes, et regarde leur profil.
Le pari arrive vite. Voilà juin, les 30 amis sont dépassés, et je me jure qu'en moins de 4 mois, je dépasse les 1000, sans jamais inviter un seul "ami" avec qui j'ai moins de 50 connaissances communes. Pourquoi 50 ? Parce que je me suis aperçue que si je ne souhaitais pas inviter ceux proposés par Facebook mais que j'allais sur la page "afficher tout", sur laquelle je refusais alors tous les autres amis potentiels à moins de 10 ou 15 connaissances communes, alors Facebook m'en proposait d'autres, avec qui mes affinités électives montaient à plus de 50 à 100 mutuelles rencontres virtuelles. Lesquels, si nombreuses, multiplie de façon exponentielle mes "chances" de trouver plein plein plein d'autres amis.
Combien de temps ? Trois mois à peine...
Le record ? Une personne avec qui j'avais 803 connaissances communes. Autant dire que je vérifie régulièrement pour être certaine qu'elle ne joue pas le même jeu que moi...
Le jour où j'ai dit stop ? Eh bien, pas à 1000, j'avais pris goût à l'affaire ! Mais quelques temps plus tard, en me contentant d'accepter les invitations ou de demander un "ajout" à ceux avec qui je partageais cette fois plus de 150 connaissances...
Pourquoi je me suis fait peur ? Parce qu'en commençant avec un parti politique disons "du centre" ou orange, Facebook a fini par me proposer les deux extrêmes... et sincèrement, lorsque vous ouvrez votre page le matin, et que vous avez la tête de De Villier qui s'affiche, ou toutes les jeunes nénettes extrême vertes ou rouges, le café passé en travers de la trachée. Chemin faisant, et jusqu'à mes 1267 super nouveaux amis, j'ai "balayé tout l'échiquier politique" (pour reprendre des expressions stéréotypées mais particulièrement compréhnsibles).
J'ai des amis qui pédalent dans les rues de Paris pour le maire tout comme des amis en tongues UMP sur les plages de l'Atlantique, j'ai pour ami des anciens de gauches réfugiés à droite, et des de droite en train de virer à gauche... j'ai chatouillé les extrêmes et eu des hauts-le-coeur en ouvrant cette fameuse page où ils sont cachés.
Mais j'ai eu aussi pour ami Charles Maurice de Talleyrand-Périgord et Tata Suzanne, Derek Sheperd et denver le dinosaure.
Georges Sand, Georges Danton et Georges Clooney. Enfin des fakes pour ceux qui auraient un doute...
Trois William Sheller et quatre Docteur House. Mais seulement deux "bisous".
"Je déteste les moustiques" est mon ami. Romain Gary aussi.
Les Dragibus, et le Côte d'or.
Sun Tzu et "la Tektonic c'est fini"
Frédéric Chopin et "il s'appelle Just Leblanc"
Cela valait le coup, non ?
Le pire ? Les éliminer désormais car cela ne se fait qu'un par un, en triant entre les vrais amis, les bonnes connaissances, et les relations politiques nécessaires. Donc en ouvrant chaque page, et en allant vérifier chaque statut et chaque page info parfois depuis des mois.
Je suis montée très vite, impavide et placide ; la descente est hélas douloureuse et lénifiante.
20:01 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
01 avril 2009
Mon boulot est-il un métier ?
Qui ignore encore ici que je suis enseignante ? Et spécialisée. Résumons rapidement, spécialisée ne signifie pas spécialiste, simplement que ma part du boulot d'enseignante est d'apporter des aides qui, elles, sont spécialisées (selon les besoins, selon les élèves).
Mon poste actuel m'amène régulièrement dans une dizaine d'écoles toutes les semaines, ainsi qu'une dizaine d'autres de façon plus ponctuelle, auprès d'une cinquantaine de collègues.
Côté pratiques professionnelles, je vois de tout, mais ce que j'en pense relève du jugement purement perso et n'entre pas en ligne de compte. Je ne suis pas à leur place, dans les classes, avec leurs élèves. Et j'oserais me permettre de dire que tout est bon, pourvu que cela profite à l'élève!
Côté prise en charge de la difficulté avérée des élèves qu'on me demande d'aider, je vois aussi un peu de tout... mais surtout un travail de fond des collègues, et de nombreuses tentatives pour y remédier.
Alors, puisque je suis aussi à l'entrée et à la sortie de l'école en même temps que les parents, je sursaute fréquemment, et plus de surprise et de colère, que de joie dissimulée ou non.
Tous les parents, qu'ils soient contents ou non des enseignants, feraient mieux, bien mieux, à la place de...
Tous les parents, quel que soit leur âge, leur milieu et leur sexe, trouvent toujours que l'enseignant n'a pas le bon âge, la bonne culture, le bon sexe...
Tous les parents, quel que soit leur métier, l'expérience, les pratiques et la connaissance qui l'accompagnent, sont persuadés qu'ils savent être enseignants.
Je crois que je fais le seul boulot où tout le monde est persuadé d'être meilleur que moi, et plus apte à le faire à ma place !
Petites questions qui me viennent donc :
- pourquoi tout ce monde ne le fait-il pas à ma place, ce boulot ?
- est-ce que je me mets à leur place pour faire le leur, moi ?
- en quoi mon boulot pourrait-il se targuer d'être encore un métier, s'il n'est qu'un job que tout le monde peut pratiquer ?
- pourquoi je devrais m'en faire, m'inquiéter, passer soirées et week-end à plancher sur mon matériel à adapter, à penser mes séances à préparer, à réfléchir à ma pratique en termes psycho-philo-pédago-et tous les "o" qui font qu'à la fin je ne sais même plus la question que je me posais, si, de toutes façons, ce qu'il en résulte se résume (pour au choix : le ministre, les parents, tous les autres adultes de la société) à garder des mômes pour que les autres fassent un vrai métier pendant ce temps-là ?
14:21 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : éducation, enseignant, métier, professeur, parents
09 janvier 2009
Au secours !!
Bonjour !
J'ai eu un mois hier, et le temps, donc, de me faire une idée de la vie ici-bas ! Apparemment ma mère a moins le temps que moi, mais je l'oblige quand même à taper tout ça à ma place !

Passons sur les petits problèmes inhérents à ma condition de bébé : ballotage chez le médecin parce que pas de prise de poids (c'est réglé), visites ininterrompues, (bon c'est plutôt sympa), horaires décalés (comme papa !), etc.
Le plus gros problème c'est la communication ici ! Mes parents semblent ne rien comprendre: j'ai beau crier, hurler, tempêter et me déccrocher la mâchoire, ils ne font pas la différence entre la faim, les coliques, la couche sale, les angoisses, et la perte de la tétine !!!
Je crains, hélas, qu'ils ne soient pas très doués, et cela m'inquiète pour mon avenir. Si j'étais vraiment honnête, j'irais jusqu'à dire qu'ils ont un sérieux problème avec la langue française, et qu'il ne faut pas s'étonner ensuite qu'ils ne me comprennent pas. Soit ! Je ne fais que crier, mais en bon français ! Non mais !!
Vous voulez quelques exemples ?? Mais c'est tout vu ! Ma mère met un point d'honneur à me présenter à mes tatas du net (je précise du net, pour parler des tatas blogueuses/facebookeuses, parce que dans la vie, j'en ai déjà 13 des tatas alors bon... ).
Et la voilà qui me raconte un peu qui est Tata Cigale, qu'elle vit en belle geek, tout ça tout ça... moi je veux bien, "geek", je sais ce que c'est : c'est mon père devant son écran pendant des heures à jouer à la belote ou à enchérir sur ebay, c'est ma mère qui papote sur msn ou trafficote sur facebook ! Que Tata Cigale soit belle, personne n'en doute. Mais si elle est belle, elle est geekette non ? Ou bien alors il est beau, mais c'est une Tata donc ça ne colle pas !!!
Voilà comment je me suis aperçue que ma mère ne maîtrisais pas du tout le féminin et le masculin.
Et la voilà qui me parle de Tata Tong de Marseille... d'abord, son vrai nom à Tata Tong je le connais, et ça ne fait pas du tout asiatique comme Tong ! PAssons, encore une lubie de ma mère... mais là alors, elle se met à chantonner (vous ne la connaissez pas, elle chante tout le temps !), bref, elle chantonne à mon oreille des histoires de tata Anniday sur la Cane Cane Cane Bière...
et là, je dis stop ! Arrêtez-là !! Il a beau faire un froid de canard à Marseille ces derniers jours (encore une erreur de ma mère, faut croire, elle m'avait certifié que MArseille était dans le sud, mais passons), on ne se met pas "sur" un canard, mais à côté, au mieux.
Et puis, Bière ce n'est pas un nom de Cane du Sud, au mieux, c'est pour un canard du nord (autre preuve que Marseille serait plutôt au nord, non ?), comme la Bière, ou à l'Est alors.
Voilà comment je me suis aperçue que ma mère était nulle en géographie !
Et la voilà qui me parle de Tata Tout Long et sa crevette... alors reprenons pour l'histoire du féminin et masculin déjà : "une" tata, et "une" crevette, donc "toutes longues", et oui et oui, ma mère n'est pas douée non plus pour le pluriel !
Et elle reprend de plus belle à me dire que cette tata est dans le sud, désolée ça ne colle pas. Ma mère n'a pas de mémoire, elle a déjà mis tata Tong là-bas !! Elle croit que je gobe tout ou quoi ?
Et quand elle commence à m'expliquer ce que fait tata Tout Long, je désespère. A qui elle fera croire qu'elle vit vraiment avec une crevette en appartement ? Ahem ? Et faudrait croire au Père Noël aussi ?
Voilà comment je me suis aperçue que ma mère était nulle en biologie animale !
Et la voilà qui me parle de plusieurs copines du net : Copine Chocolat de Lausanne (pfff, les lasagnes c'est en Italie, et le chocolat en Suisse, cafouillage ma pauvre maman !), Copine Plume qui a des chats (rholala ma pauvre maman, des chats à plume, où va-t-on ?), Copine du Sud Ouest qui a de la famille en Amérique (han, elle confond tout, elle est trop vieille ma génitrice, c'est nous qui avons de la famille en Amérique !), Copine Cerisette des Bois qui a une fille de dis-moi (Dis-moi quoi ? Pas de mémoire je vous dis...), Copine Littlefroggy qui est en sainte (pas Sainte Catherine en tous cas, vu son état, elle comprend rien ma mère)... et j'en oublie, pfff
Et en plus, elle n'est pas meilleure en langues étrangères cette pauvre maman, à me parler sans cesse de Tata Heights (une vraie tata en plus d'être une tata du net aussi)... ben à vrai dire, elle n'est pas si haute que ça "Heights" !!! Faudra reprendre les cours d'anglais aussi !
Alors je lance ici un solennel appel au secours. A ce rythme là, je vais redoubler mon premier mois de vie. Alors qu'il faudrait sans conteste rééduquer mes parents; je n'ai parlé que de ma mère, mais je n'ai pas l'impression que ce soit mieux côté paternel, passons !
Sauvez-moi
Et très très très vite.
Louise

14:57 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : bébé nuit français parents rencontre
24 novembre 2008
Le règne de l'intolérance
La grossesse et la maternité c'est un monde très développé où règne l'intolérance...
On pourrait se croire dans un cocon, en train de pouponner (ou se préparer à), et se reposer un peu. On pourrait se dire enfin à l'abri un peu du monde, en train de faire un abri, et de s'y vautrer...
Heureusement je ne suis pas naïve...
Quelque soit le sujet, il y a toujours quelqu'un pour s'élever contre, et avec une hardiesse peu commune vous faire part de son avis, surtout quand vous ne l'avez pas demandé, pour finir péremptoire et asséner des "vérités".
Des exemples ?
Il est vrai que je suis assez énervée cette semaine, et c'est dommage pour le haricot qui continue de pousser sans rien demander lui, mais des exemples j'en ai à la pelle et de tout ordre...
Jusqu'à récemment, par exemple, je ne savais pas si physiologiquement, je pouvais allaiter (problème de tumeur, d'hormones, etc. bref)... lorsqu'on m'a dit que c'était possible, j'ai donc pris mon temps pour me décider...
je suis heureusement imperméable aux sectes de tout genre, parce que celle-ci est la pire de toute : les mères qui veulent que les autres mères allaitent... c'est pire que le temple solaire !
Foutez-nous la paix, c'est une décision très personnelle, pour laquelle oui, nous avons besoin de renseignements, de conseils... de conseils, pas qu'on décide à notre place !!
C'est une décision dans laquelle on embringue le papa (après l'avoir aussi remis à sa place lorsqu'il exige, heureusement il pige vite où est son intérêt avec une femme pleine d'hormones aux taux explosés), soit. Une décision où notre écoute est affûtée, mais envers tous...
alors où est l'intérêt de culpabiliser les mamans ? De leur ordonner de le faire, de le crier dans tous les journaux...
Oui culpabiliser : si on ne fait pas d'enfant, on a plus de risques d'avoir un cancer du sein, si on allaite pas, on a plus de risques de développer un cancer de l'utérus, ça va aller oui ?
Et non, je ne veux pas de tire-lait, à utiliser sur mon lieu de travail pour être sûre de tout récupérer et ne pas en perdre dans mes t-shirts... j'ai un cousin qui a une ferme laitière (bio, si ça intéresse quelqu'un), et franchement, brancher un truc sur le téton pour que ça traie à la place du veau, pardon du haricot, non merci. Et c'est mon choix, et basta.
Ces associations, on les retrouve partout... la sage-femme, qui elle, ouf, fait partie de celles qui ne jugent pas même en conseillant fortement, finit quand même par distribuer leurs tracts d'information...
Les magazines féminins, qui pourtant ont longtemps été soi-disant à la pointe du féminisme, sont bouffés de l'intérieur par l'influence de ces mêmes associations, et portent leurs arguments à bout de bras, sous prétexte de santé publique et autre connerie...
Le dernier argument en date ? La crise : allaiter, c'est quand même plus économique pour les familles... à terme c'est vrai, à condition d'allaiter jusqu'aux deux ans de l'enfant ou presque... bref, culpabilisation à outrance de ce côté-là. (Et oui, entre les soutifs exprès pour la maman, les coupes en plastiques et/ou les cotons, le nombre de couches plus grand à utiliser pour un bébé allaité, etc... j'ai fait le calcul, c'est kif-kif sur deux/trois mois).
Lorsque vous êtes enceinte, on vous propose des tas d'inscriptions sur des sites, etc., en échange de bons de réduction, et d'échantillons. Au prix où sont les articles pour bébé (aussi chers, voire plus que pour adulte), évidemment qu'on adhère très vite... et on se retrouve avec des mails tous les jours de ces fameux sites, avec des enquêtes, des questions et des forums... lesquels on observe à l'occasion. Lesquels on rejette ensuite très violemment, c'est rempli de mamans et quelques papas et grands-mères, qui passent leur temps à juger les autres : non, c'est pas bien de faire un bébé toute seule, non c'est pas bien de ne pas allaiter, non c'est pas bien de reprendre le travail, non c'est pas bien de chercher un mode de garde, non c'est pas bien de faire comme ci ou comme ça...
J'ai beau lire entre les lignes, et y voir souvent la justification que cherchent ces mêmes mamans à rester à élever leurs enfants, j'y vois surtout le manque de tolérance et d'ouverture. A croire qu'elles n'ont eu que de la chance dans leur vie : trouver très vite le bon partenaire, faire les enfants avec celui-ci, rester avec celui-ci, gagner assez avec un seul salaire pour rester à la maison, etc.
En quoi cela autorise-t-il à juger les choix des autres ?
Et il s'agit bien de jugements justement, et pas d'avis sous couvert pourtant de le donner : est-ce un besoin de reconnaissance perso qui les poussent à ainsi médire des autres façons de faire ? Est-ce une frustration de journées complètes à la maison qui encourage à déverser tout sur le net ?
Au pire, cela se comprendrait sans rendre acceptable... mais souvent, ce sont simplement des "je sais tout", des "faites comme moi", etc. Merci bien, ça rendrait bébé dès le départ hostile aux autres. Je ne fais pas un enfant pour qu'il n'accepte pas un minimum le monde avec ses diversités...
Suis plutôt écolo, comme on a pu le lire à l'occasion ici... mais de ce côté-là, même chose. On nous met en garde contre tout et son contraire.
Effectivement, bébé ne sera pas lancé à fond dans la consommation, il ne risque pas : il n'a que des fringues achetées d'occasion dans les foires à tout (relavées oui oui), du matériel acheté d'occasion à ses cousins et/ou récupéré à droite à gauche, sa table à langer est mon ancien bureau informatique, et il n'a même pas de chambre, la maison est trop petite... (malgré tout, il y en a déjà pour plus de 600 euros, alors imaginez !)
mais merdoum. Je suis de très près mon meilleur copain qui a investi dans les couches lavables... sauf que je ne sais pas si je suis prête à faire le pas.
Je jette un oeil aux recettes bios pour plus tard, aux produits bios pour m'occuper de lui, etc.
Sauf que. Je veux bien lui faire tous ses repas, mais la seule façon d'être vraiment bio, c'est de faire les courses tous les jours : sinon les légumes perdent leurs vitamines très vite (à condition qu'ils ne traînent déjà pas dans le magasin ou chez le maraîcher depuis plus d'une journée). Ici, ça signifie prendre la voiture tous les jours. Alors où est l'écologie là-dedans ? (Non, ce n'est pas possible à vélo).
On vous dit aussi que si on n'a pas le temps, il suffit d'en préparer plus à l'avance et de congeler... mais oui bien sûr ! Si tant est que les légumes soient frais au départ déjà, le temps de décongeler permet de les remplir de bactéries et/ou de leur faire perdre leurs vitamines (eh oui, on décongèle soit au frigo, soit à l'air, très bien pour le bouillon de culture, ou bien encore au micro-onde, extra pour crâmer les vitamines et abuser de l'électricité)...
Côté produits de toilette, c'est encore plus couillon : soit on fabrique, soit on achète. Si on fabrique, on ne peut fabriquer que la dose pour la journée... autant dire uq'on y passe des heures pour pas grand chose, car sans conservateur, c'est dangereux de préparer ses produits frais et de les conserver plus d'un ou deux jours (j'ai testé avec un copine déjà).
Si on achète (et il y a des marques sérieuses, c'est vrai), on s'aperçoit que les ingrédients qui entrent dans les crèmes et autres soins sont l'eau, et quelques plantes, comme toujours : à l'arrivée, on paye 8 à 30 euros pour un tube de crème qui nous coûterait environ 0,70 centimes normalement... très sympa !
En vérité, le plus simple, c'est encore le coton et l'eau... mais qui nous le dit ?
Par contre, dès qu'on aborde une association/coopératives bios pour poser des questions, on a toujours le droit aux haussements d'épaules "faites comme vous voulez hein, mais je vous aurez prévenu que vous ferez du mal à l'enfant si vous ne faites pas comme ça"... et si on se permet de soulever des contradictions dans leurs discours, c'est pire...
Le bio fonctionne aussi à la culpabilisation dans ses points de vente, et encore plus sur certains sites d'utilisateurs... alors pourquoi pas aussi l'industriel, qui ne se cache pas de faire tout pour vendre ?
Dans le genre intolérant, il y a aussi tous les médecins (y compris le chef de service) et puis tous les acteurs du quotidien (caissiers/ caissières, banquiers, agents des impôts, commerçants divers) qu'on rencontre, qui vous regarde avec condescendance quand vous posez une question ou leur faites une remarque : "celle-là elle est enceinte, ce sont les hormones qui parlent" s'inscrit sur leur visage. Avec un grand sourire, par contre, on a le droit à un "oui oui madame, mais on va quand même faire comme ça"...
on passe son temps à nous infantiliser, à nous prendre pour des irresponsables puisqu'en position (physique) de faiblesse !
Bon sang, je n'aurais pas aimé vivre plus tôt dans l'histoire, car la place de la femme était difficile, mais les réminescences en sont encore nombreuses. Je crois que je vais planquer ma carte d'électeur et le numéro de mon compte en banque, histoire de ne pas leur faciliter la tâche s'ils en arrivent à me mettre sous tutelle ! ;-)
L'exemple le plus insidieux qui me vient pour conclure, c'est celui de toutes les femmes ayant déjà "enfanté"... traîtres à leur cause ! ;-)
Dès qu'elles apprennent que vous êtes enceinte, elles vous racontent toutes leurs emm... de grossesse : tous les maux, toutes les douleurs, toutes les complications... elles finissent par leurs ennuis d'accouchement. Et avec un grand sourire connaisseur : "la grossesse, c'est que du bonheur, c'est l'épanouissement de la femme, on ne doit pas passer à côtéde ça !"
Heureusement pour ce point précis, il y a les rencontres chez la sage-femme, où on peut glousser bêtement entre femmes actuellement en cloque : "il est où l'épanouissement ?", "pfff, que des emmerdes, et ça ne fait que commencer", "j'accouche dans une semaine, à quel moment je dois ressentir le fameux bien-être qu'on me promet depuis le début ?"...
tout ça sous le regard des rares papas qui se présentent aux réunions, et ne comprennent pas, ahuris, ce qui nous prend à secouer la tête comme ça pour assentiment : c'est vrai quoi ! Eux, ils n'ont pas mal, ils n'ont pas de désagréments, et même, ils n'entendent pas toujours qu'on leur souligne les nôtres. Alors de quoi peut-on bien parler ? ;-)
16:56 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : grossesse, sectaire, égoïsme, allaitement...
25 septembre 2008
Petits tests, petites remarques...
De tout et de rien...
Je teste actuellement le civisme au sens "politesse de base", rien d'autre, des gens autour de moi... le gros bidon est un bon prétexte pour essayer la caisse soi-disant prioritaire aux personnes à mobilité réduite et futures mamans. Le test est facile, et se fait selon les occasions, à n'importe quelle heure, accompagnée ou non. J'ai l'habitude, de parfois tenter cette caisse, mais de laisser passer fauteuils roulants, poussettes, béquilles, et autres parturientes...
Croyez-le ou non, les seuls à me laisser passer sont les jeunes en couple, et les hommes d'un certain âge, qui font seuls les courses du ménage.
Après, on trouve de tout mais essentiellement des retraités (surtout les femmes, chics et friqués) et des jeunes en bandes. Les jeunes en bandes se la jouent... et on fait vite le tour de leur cinéma. D'ailleurs ils sont rares; la plupart sont attendus à l'extérieur du magasin par les copains.
Par contre les retraitées (euh... pour celles d'entre elles qui ont travaillé d'ailleurs) élégantes, bichonnées, et permanentés et/ou cheveux courts, sont les plus perverses : elles ne me voient pas.
La caissière, souvent, demande si tout va bien, n'ose pas indiquer directement à la dame qui fait très dame justement, qu'il y a une "prioritaire" derrière elle, mais, étrangement la dadame, elle, ne voit rien, n'entend rien.
C'est oublier un peu vite que je suis très perverse aussi : puisqu'elles ne disposent même pas la barre de séparation sur le tapis roulant, histoire de ne pas avoir à me regarder, je fais tomber mes courses sur les leurs. Même alors, elles ne se retournent pas. Les maris parfois présents, tentent bien de rectifier l'aplomb de mon sac qui tombe sur leurs courses, mais il est lourd ce sac, et j'ai bien fait mon boulot : il est posé de telle sorte, et encadré de telle façon, qu'il ne peut que retomber du bon côté... pas grave, Madame ne voit rien. Il n'y a que lorsque la pauvre caissière commence à faire passer mes courses sur leur compte, qu'elle se récrie, pardon, qu'elle reprend l'hôtesse de caisse, et de haut. Le tout sans me regarder. Généralement, la caissière commence à sourire.
Comme, finalement, au moment de payer, il faut bien s'approcher de moi, j'offre un beau sourire, et ne m'écarte pas d'un pas, bidon en avant. Perverse, je vous dis.
Cet après-midi, la retraitée était accompagnée de son époux... et pour bien montrer qu'elle était "à mobilité réduite et enceinte jusqu'au cou", elle levait jusqu'aux épaules deux doigts emballés dans une grosse bande... justificatif à bien des engueulades pour le pauvre mari "tu vas bien réussir à me casser tel truc... tu vas finir par me perdre tel truc... et comment tu veux que je fasse ? ... Pffff, pas dans ce sac..."... on a tous connus ou rencontré ce type de mégère aux dehors bourgeois. Cette fois, c'est T.C. qui a été pervers, en m'appelant sur le portable à ce moment précis.
Je ne répondrais pas d'ordinaire mais là, je n'hésite pas. "Je t'entends mal, je suis à la caisse du supermarché, c'est normal, il y a du bruit... oui oui, la caisse prioritaire... oui oui, on m'a bien laissé passer... " assez fort, naturellement, "ah non pas tout le monde, tu penses bien ! Il y a des gens qui souffrent plus que les autres".
A vrai dire, je me moquais bien auparavant que mon ventre me fasse gagner quelques places... mais depuis deux semaines, j'espère toujours qu'on invente un banc à la caisse !
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Je teste également les places de parking... c'est fou comme elles sont peu larges. Je recherche toujours la plus proche d'une place handicapée, pour avoir l'écart nécessaire entre les voitures pour pouvoir sortir de la mienne. Impossible désormais de sortir de profil.
Je remarque quand même au passage, que de moins de moins de gens piquent les places handicapées. Tant mieux. Mais de plus en plus de gens se garent le long de l'allée la plus proche de l'entrée du supermarché. Carrément devant. Ou collés derrière les voitures bien rangées.
Invariablement, c'est l'homme qui est au volant, et lorsqu'on attend, on s'aperçoit vite que soit il a envoyé bobonne faire les courses fissa, soit c'est son apprenti (ça, c'est pour les camionnettes d'artisan).
Je teste alors ma résistance aux clichés et ma perméabilité aux stéréotypes d'usage, car... deux fois sur trois, c'est l'homme, mais c'est l'homme en maillot de corps/tricot de peau/sous-vêtement (choisir la dénomination régionale au choix), clope pendue au coin du bec, l'avant-bras sur le haut du volant (comment conduit-on ainsi ?), un tatouage sur le biceps une fois sur deux, ou une moustache années 70, ou bien les deux... parfois les mômes hurlant à l'arrière, et le père décochant une claque pour être peinard. Oui, je résiste mal, et je l'avoue, à faire comme beaucoup et tout de suite classer, juger, mettre le personnage dans une case
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Retour du boulot, j'ouvre la boîte aux lettres, y récupère une lettre de monsieur le maire aux habitants de notre cité (au sens de résidence dans un village ou petite ville), pour préparer la foire à tout prochaine... la lettre est libellée à l'en-tête du département, du canton et de la commune, mais est signée "monsieur le maire", avec le paraphe du sus-dit.
Et au détour d'une phrase "nous nous autorisons à..."
Sans doute pensait-il en faire un détour plus poli qu'un "nous avons décidé"... mais entre le nous, certes placé ici pour éviter le "je" et représenter la communauté, et le sens très actuel que prend ce "nous autorisons"... je cherche où il "nous" reste une place... à "nous"... les non élus. Les électeurs. Et si pour me justifier de tout ce qui me passe par la tête, je me permettais également un "nous nous autorisons" de bon aloi, à chaque acte susceptible d'être gênant pour mes voisins ?
A approfondir. Qui serait désormais choqué ? L'exemple vient de bien plus haut.
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A part ça, le bébé se porte bien, bouge toujours autant et tout le temps...
A part ça, si j'écoutais le personnel médical, ce serait quasiment un dû de m'arrêter dès maintenant au lieu du 02/11, date officielle de mon arrêté de congé maternité.
Je suis enceinte, ce n'est pas une maladie.
Si je pense m'arrêter dans peu de temps, c'est pour deux raisons, la seconde découlant de la première, et vice versa : avec toutes mes écoles à charge, je fais parfois 80 km par jour. Ce n'est pas plus que l'année dernière, soit. Mais cela devient difficile à supporter physiquement. Et d'après la sage-femme, cela a déjà quelques conséquences sur les organes internes retenant bébé à l'intérieur pour le coup. Très utile.
La deuxième raison est encore plus simple : j'ai déjà dit, de façon explicite ou moins, que j'étais petite. Résultat, la conduite ne peut se faire que le siège bien avancé. Aujourd'hui, il ne reste que la largeur de mon auriculaire (soit 8 millimètres) entre la panse à bébé et le volant... après, je ne pourrais plus tourner...
... et vous avez le droit d'en rire !
19:50 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
11 septembre 2008
Petit retour sur un moment charmant...
Bon d'accord, Patriarch et Hypérion ont raison, je suis un peu longue à la détente.
En fait, je suis en super forme entre 22 h et 1h, et je me réveille tôt... mais si seulement je pouvais dormir tout l'après-midi, jusqu'à 21h !!!
Du coup, je ne suis bonne à rien, quand je rentre vers 18h
Donc, en bref, en vrac, et sans transition :
La visite des trois ministres (en fait, il y avait aussi une secrétaire d'état en plus !) a été un stress de quatre jours, un boxon de deux jours, et innommable pendant dix heures… Dès la veille, la section déminage de la gendarmerie est arrivée de je ne sais plus où en Picardie, avec un chien renifleur démineur breton, ou l’inverse…
Autour d’eux se pressaient trois autres services de sécurité divers, qui, ne se connaissant pas entre eux, étaient toujours à la limite de se bloquer.
A l’heure h, Monsieur le Préfet avec toutes ses feuilles dorées, gérait lui-même le rythme de passage de nos chers ministres, s’autorisant à signifier par geste quand ceux-ci traînaient trop… il n’était d’ailleurs pas seul autour de nos dirigeants : sous-préfet, élus divers et anciens, directeurs de cabinet des ministères en question, recteur, inspecteur d’académie, inspecteurs de circonscription, maire, etc.
Avec la sécurité, cela menait à environ près de 70 personnes qui jouaient des coudes dans les couloirs d’une école, pour se montrer et faire le beau…
Et il fallait jouer des coudes, parce que ce cortège puant le chien mouillé (costumes d’apparat et pluie normande ne font pas bon ménage), devait encore se battre avec les 50 journalistes pour être en bonne place…
Imaginez donc que dans les classes se poussaient près de 30 personnes entre le tableau d’un côté, le maître et les élèves de l’autre… le tout balayé à l’occasion par cameramen et perchmen…
Imaginez aussi, que ce beau et grand monde se précipitait dans la classe d’élèves handicapés pour leur premier jour, avec une collègue volontaire pour le poste, mais pas formée, et qui effectuait elle aussi son premier jour avec ce public fragile face aux changements…
Imaginez enfin que dans la foulée, nous étions conviés à une table ronde, en face à face, les yeux dans les yeux avec nos trois ministres (et un des élus locaux qui commence à sentir la momie soviétique des années 70, et devait forcément être assis. Ne nous plaignons pas, ils ne l’ont pas oublié sur sa chaise en repartant).
Là, bien sûr, un peu stressés, sinon par l’inanité de l’événement, du moins par la gêne occasionnée, et le nombre de gens pendus aux lèvres gouvernementales, il était question de discuter avec le ministre en question donc, des heures de soutien mises en place cette année, et du guide gracieusement offert par le ministre aux parents. Sur le premier point, celui-ci était tellement persuadé du bienfait de sa mesure, qu’il fut difficile de seulement objecter que quelques parents pourraient ne pas l’apprécier… et pourtant (mais c’est un débat sur lequel je reviendrais). Sur le deuxième point qui ne fut pas abordé, il y aurait encore à redire, bien que l’idée de base soit bonne, et pas trop mal développée, sinon que nulle part on n’y parle des personnels dont le métier est déjà d’aider les élèves en difficulté, bref…
serrage de paluches, et hop, sur un signe du préfet, départ pour le lycée voisin.
Beaucoup de bruit pour rien.
Mais nous le savions avant !
P.S. : outre le passé antérieur, et la règle de trois, ce que nous avaient déjà démontré des émissions de télévision, notre ministre de tutelle, ne sait pas non plus diviser par 8, et d’ailleurs, personne non plus dans son entourage… pour mémoire, et comme l’avait rappelé le professeur devant eux : on prend la moitié de la moitié de la moitié… ;-)
P.P.S : ne suis pas en état de me relire, et j'ai un peu tout tapé au kilomètre. Il est de fait que quelques fautes ont pu passer à l'as...
18:32 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
29 août 2008
Maudite... (partie 1)
Partie 1 : maudite, oui... je ne sais qui m'a lancé cette malédiction, mais elle devient pesante. Vous me direz, c'est le but de ce genre de manoeuvre. Certes.
N'empêche.
Juillet 2008. Réservation de vacances avec T.C. et ses filles, dans un joli village de Loire-Atlantique. Seule obligation sur ces deux semaines prévues : me rendre dans le village voisin pour la visite du 5e mois, un certain jeudi.
Que se passe-t-il ce fameux jeudi ? Nicolas S..k..y himself, débarque dans le village, et fait bien sûr bloquer toutes les routes le temps de son passage au bar du coin (discussion sur la TVA dans la restauration oblige) et dans un centre de vacances pour ados (vacances d'été, bien sûr).
Mon lieu de vacances se situe bizarrement juste entre les deux...
Ce pourrait être une coïncidence. Ce genre de coïncidence qui perturbe et pourrit la vie. A laquelle on ne pense plus ensuite, sauf pour signaler que le président n'a que ça à faire, m'emm. aussi sur mon lieu de vacances.
Sauf que je suis maudite. Pas qu'un peu.
Septembre 2008 : pour la partie 2, qui prouve que ce n'est pas une coïncidence, voir les informations télévisées de mardi soir (chaîne au choix, bien sûr). Eh oui, eh oui... c'est le jour de la rentrée.
C'est le jour où le ministre concerné doit se montrer. Mais chut. Officiellement on ne doit rien dire, et on ne sait rien. Sauf que les RG ont téléphoné ce matin, avant que quiconque nous ait prévenus, parce qu'eux-même n'étaient pas trop au courant et voulaient en savoir plus. Bien sûr, affolement général dans l'aprem.
Visite en groupe du recteur, de l'inspecteur d'Académie, du colonel de gendarmerie, etc. Etc. Etc.
Parce qu'il ne vient pas seul le ministre-dont-je-n'ai-pas-le-droit-de-dire qu'il-va-venir-et-où, non non, il vient avec son chef François. Si, si.
La totale.
Et je vous interdit de rigoler.
Sauf si on me voit aux infos, obligée de serrer les paluches hiérarchiques.
17:55 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
23 août 2008
Petites phrases...
Visite du 6e mois... qui comme son nom ne l'indique pas a lieu entre le milieu et les deux tiers du 5e mois.
T.C. m'accompagne, il ne le peut pas toujours, et le fait lorsque ses horaires très spéciaux lui permettent.
Et j'entends la sage-femme accumuler les questions de santé diverses, et je pense au pauvre T.C. qui s'oblige à entendre tout ça...
"Vous urinez souvent ? Et vous y allez pour quelque chose ou presque rien ?"
"Côté brûlure d'estomac, ça va ? Des renvois, non ?"
"Vous avez eu des saignements ?"
"Vous en êtes où côté constipation ?"
"Ah oui, ces douleurs-là, c'est normal... vous les sentez dans le pli de l'aine, non ? Plus bas ? Ah oui, c'est la vulve..."
"Vous avez des pertes ? Abondantes ?"
"Des brûlures à cet endroit aussi ? Des démangeaisons peut-être ?"
Etc.
Puis à T.C. : "vous venez avec nous en salle d'examen ?"
Je le vois faire non de la tête, je souris. Le pauvre. Déjà, ce n'est que parce qu'on est obligée qu'on déballe tous les petits déboires pas graves mais typiques... et ça ne nous amuse pas. Mais je m'imagine à sa place. Elle est belle la magie de la naissance et de la conception !
Si en plus, il doit aller voir de près les vérifications d'usage... je risque de ne plus être qu'une check-list de maux intimes!
Hélas pour lui, du coup, la sage-femme pousse la porte, et la seule partie importante, l'écoute du coeur du bébé, il n'en entendra pas un battement... je n'en entendrais pas beaucoup plus. Le haricot est toujours aussi nerveux et bouge trop pour être écouté assez longuement.
Quelques heures plus tard, je suis chez le coiffeur. La coiffeuse - c'est la première fois de ma vie que je tombe sur une coiffeuse bête. Mes coiffeuses et moi n'avons pas toujours des sujets de conversation en commun, mais là... la pauvre. Bref. La coiffeuse, donc, finit par ranger ses ciseaux, et me regarde par le biais du miroir :
"Je vous les mets à l'intérieur ou à l'extérieur ?"
Euh... je sursaute, de quoi me parle-t-elle, des ciseaux ? "Pardon ?"
Elle soupire, et répète : "je vous les mets à l'intérieur ou à l'extérieur ?"
Aïe. Je ne comprends pas plus. " Pardon, mais de quoi me parlez-vous ?"
Elle lève les yeux au ciel : "ben des cheveux !"
Et là j'ai des visions de têtes Play-Doh dans laquelle on enfournait de la pâte à modeler pour faire pousser des cheveux ou les rentrer au choix... a priori, je préfère que mes cheveux soient à l'extérieur...
Heureusement, brosse ronde en main, elle mime le geste... "à l'intérieur"... "à l'extérieur"... Ah oui. Mon destin de poupée Bella est passé, on ne va pas me faire des implants capillaires vers le cerveau, ou tirer dessus pour les faire pousser plus vite.
Tout ce qu'elle souhaite savoir, c'est si le brushing du bas des mèches doit se faire vers l'extérieur pour relever les cheveux, ou vers l'intérieur pour les rentrer vers el cou...
Ouf !
13:15 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
07 juillet 2008
Veux-tu voir !
Je regarde ma mère, qui s'inquiète pour son petit-fils, l'aîné de mes neveux. "Il est vraiment malheureux, c'est pas du manque de reconnaissance, ce n'est pas du cinéma. Il ne le fait pas exprès, mais il faut faire gaffe, il est vraiment malheureux, cet enfant."
Oui. C'est juste. Comme mes soeurs et moi l'avons été sans qu'elle le voit jamais.
Je discute avec ma soeur, suite à une sortie habituelle de mon père pour casser l'une de nous...et il a toujours fait ainsi. Le prendre de haut, nous brimer. "Jamais il ne défend, faut toujours qu'il nous attaque et qu'il nous écrase...". Ma soeur de renchérir "et comment tu veux te construire après !"...
Oui. Comment. Pourtant, elle réitère auprès de ses enfants, quand elle est fatiguée, énervée, agacée... elle est cassante, parfois méchante. Régulièrement. Ne le voit pas.
J'observe tout ça.
Je me demande juste.
Juste jusqu'à quel point je vais moi aussi devenir aveugle en devenant maman.
20:50 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
23 juin 2008
Listes de naissances
C'est pas le tout, de déblatérer sur le haricot... mais faut p'têt que j'm'y mette... Vous m'aidez à choisir entre toutes ces listes de naissances ?
La liste "super fayot" :
- une photo de Jean Sark.zy encadrée pour mettre au-dessus du lit
- le disque de madame pour les berceuses
- un disque de chez Pierre Sark.zy Productions pour se mettre en forme dans la journée
- une invitation à la Garden Party du 14 juillet
- le dentier de Rachida D.
- une carte de membre de l'UMP (des Hauts de Seine, c'est mieux)
La liste "faites-moi une place dans votre monde" :
- un comparatif de tous les partis politiques pour savoir lesquels sont vraiment dans l'opposition
- une carte du parti gagnant de ce comparatif
- une carte d'un syndicat qui se dépouille vraiment, au lieu de se déchirer
- une belle campagne tous frais payés pour la mairie de N.uilly dans 5 ans pour barrer la route à J. S. et pour la Présidence dans 10 ans !
- des idées, que je puisse les revendre à l'opposition ! (Les miennes n'y suffiront pas)
La liste "aidez-moi à survivre"
- 10 litres d'essence, pour être sûr de naître à la maternité
- deux paquets de couches (en les vidant régulièrement, je devrais tenir jusqu'à la maternelle)
- une boîte de lait (promis, je tiendrais un an avec)
- et vu le monde tel qu'il semble être : un masque à gaz, des pilules anti-pollutions, des pilules anti-cons, les idées ne manquent pas !
La liste " c'est pas mieux ailleurs"
- un séjour chez les Bush
- un séjour chez Poutine
- un séjour chez Silvio
- un séjour en Libye
- un séjour au Tchad
La liste "j'ai le droit d'être naïf, j'suis même pas né"
- la paix dans le monde
- un environnement sain
- des réformes qui réforment sans faire mal
- des gens gentils, des cons pas si cons
- une nature préservée
La liste "préparons mon avenir"
- cinq ans de points de retraite pré-achetés
- un pécule pour combler ma part rétroactive du trou de la sécu
- dix idées de boulots qui soient dans mes compétences et à moins de deux heures de chez moi
- deux places en maison de retraite pour mes vieux, pas trop chères, et pas trop pourries
- un fonds de pension qui prend en charge mes études, et s'il se casse la gueule, qui me permette au moins de balayer chez les p'tits vieux en Floride
La liste "Bling-bling"
- une Rollex avec bracelet de cinq centimètres maxi, dès que je grandis, j'en veux une autre...
- une belle Rolls pour rentrer chez moi après la naissance
- des pyjamas griffés, assez nombreux pour les changer sans avoir à les laver !
- une chaîne en or, pour les poils à mettre dessous, euh, je me débrouillerais
- une carte AmEx platinum, faut bien commencer un jour
- un roman de Brett Easton Ellis, pour connaître les marques à la mode
08:00 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note

