07 juillet 2008

Veux-tu voir !

Je regarde ma mère, qui s'inquiète pour son petit-fils, l'aîné de mes neveux. "Il est vraiment malheureux, c'est pas du manque de reconnaissance, ce n'est pas du cinéma. Il ne le fait pas exprès, mais il faut faire gaffe, il est vraiment malheureux, cet enfant."

Oui. C'est juste. Comme mes soeurs et moi l'avons été sans qu'elle le voit jamais.

Je discute avec ma soeur, suite à une sortie habituelle de mon père pour casser l'une de nous...et il a toujours fait ainsi. Le prendre de haut, nous brimer. "Jamais il ne défend, faut toujours qu'il nous attaque et qu'il nous écrase...". Ma soeur de renchérir "et comment tu veux te construire après !"...

Oui. Comment. Pourtant, elle réitère auprès de ses enfants, quand elle est fatiguée, énervée, agacée... elle est cassante, parfois méchante. Régulièrement. Ne le voit pas.

J'observe tout ça.

Je me demande juste.

Juste jusqu'à quel point je vais moi aussi devenir aveugle en devenant maman.

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23 juin 2008

Listes de naissances

C'est pas le tout, de déblatérer sur le haricot... mais faut p'têt que j'm'y mette... Vous m'aidez à choisir entre toutes ces listes de naissances ?


La liste "super fayot" :
- une photo de Jean Sark.zy encadrée pour mettre au-dessus du lit
- le disque de madame pour les berceuses
- un disque de chez Pierre Sark.zy Productions pour se mettre en forme dans la journée
- une invitation à la Garden Party du 14 juillet
- le dentier de Rachida D.
- une carte de membre de l'UMP (des Hauts de Seine, c'est mieux)

La liste "faites-moi une place dans votre monde" :
- un comparatif de tous les partis politiques pour savoir lesquels sont vraiment dans l'opposition
- une carte du parti gagnant de ce comparatif
- une carte d'un syndicat qui se dépouille vraiment, au lieu de se déchirer
- une belle campagne tous frais payés pour la mairie de N.uilly dans 5 ans pour barrer la route à J. S. et pour la Présidence dans 10 ans !
- des idées, que je puisse les revendre à l'opposition ! (Les miennes n'y suffiront pas)

La liste "aidez-moi à survivre"
- 10 litres d'essence, pour être sûr de naître à la maternité
- deux paquets de couches (en les vidant régulièrement, je devrais tenir jusqu'à la maternelle)
- une boîte de lait (promis, je tiendrais un an avec)
- et vu le monde tel qu'il semble être : un masque à gaz, des pilules anti-pollutions, des pilules anti-cons, les idées ne manquent pas !

La liste " c'est pas mieux ailleurs"
- un séjour chez les Bush
- un séjour chez Poutine
- un séjour chez Silvio
- un séjour en Libye
- un séjour au Tchad

La liste "j'ai le droit d'être naïf, j'suis même pas né"
- la paix dans le monde
- un environnement sain
- des réformes qui réforment sans faire mal
- des gens gentils, des cons pas si cons
- une nature préservée

La liste "préparons mon avenir"
- cinq ans de points de retraite pré-achetés
- un pécule pour combler ma part rétroactive du trou de la sécu
- dix idées de boulots qui soient dans mes compétences et à moins de deux heures de chez moi
- deux places en maison de retraite pour mes vieux, pas trop chères, et pas trop pourries
- un fonds de pension qui prend en charge mes études, et s'il se casse la gueule, qui me permette au moins de balayer chez les p'tits vieux en Floride

La liste "Bling-bling"
- une Rollex avec bracelet de cinq centimètres maxi, dès que je grandis, j'en veux une autre...
- une belle Rolls pour rentrer chez moi après la naissance
- des pyjamas griffés, assez nombreux pour les changer sans avoir à les laver !
- une chaîne en or, pour les poils à mettre dessous, euh, je me débrouillerais
- une carte AmEx platinum, faut bien commencer un jour
- un roman de Brett Easton Ellis, pour connaître les marques à la mode

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14 juin 2008

Désordre

C'est vrai, ça fait désordre...
tout le monde me dit "c'est merveilleux, il n'y a rien de plus beau au monde, quel bonheur..."

La litanie est sans fin, et j'en passe encore.

En vérité, c'est surtout le début des emmerdes.

Cela commence un beau dimanche, après une petite journée seulement de vacances... me lève vers 10h, et T.C. (l'homme) a préparé mon café, me le sert tout sourire. Une sage sans son litre de café dans la journée... je suppose que cela peut être comparé à Heure-Bleue sans sa Ricoré, ou La Cigale sans son coca...

Suis pas réveillée, mais je suis contente, je le prends ce café. Je bois une gorgée, et je fais un beau sourire à T.C. Je reprends une gorgée, et j'arrête de sourire. Je grimace. Il le voit. "Dégueu, ce café". Il tique, et avec tact : "je l'ai fait comme tu me l'as bien expliqué". Pan, pour moi.

"Mouais, ben je vais détartrer la cafetière, ça fait deux jours déjà qu'il est bizarre ce café".
Trois détartrages et sept rinçages plus tard, le café est toujours dégueu. Je m'en prends au paquet de ma marque préféré, qui devait être éventé. J'en ouvre un autre. J'y tiens à mon café, non mais. Mais il est toujours aussi mauvais.

Un dimanche sans café. M'enfin, c'est les vacances, après tout, une petite cure de thé...

T.C. ne s'est pas démonté, il est sorti fumer tranquillement, évitant le champs de bataille (ce sera la cafetière ou moi, mais même avec la cafetière à main, le café est dégueu...)
Il rentre, je suis devant le PC, à côté d'une de ses filles. "Tu pues Papa", litanie volontaire d'une ado en pleine campagne anti-tabac envers son père fumeur... je renchéris, un peu peste. Mais bon, c'est vrai, il ne sent pas bon.
Et T.C. se penche vers moi... non, il ne va pas ? Ben si, le bisou, celui que j'aime recevoir n'importe quand... mais là... il s'approche, je détourne la tête : ça pue affreusement, ça rend malade, c'est écoeurant.

Pas vexé, T.C. commence à sourire. Le petit sourire que je ne connais pas encore, mais qui va me suivre pendant dix jours.

Le début des emmerdes. Dix jours de vacances où la fatigue du boulot ne réussit pas à partir et dix jours sans café. Dix jours à vivre avec un homme dont l'odeur m'insupporte. Dix jours à le dire et à être insupportable à l'homme. Forcément.

Et puis, ces repas qui ne font pas envie. Ces douleurs incongrues et continues. T.C. sourit toujours. Cela m'intrigue.

"Tu sais, tu as des réactions bizarres...", c'est le moins qu'on puisse dire, mais surtout, qu'il ne me parle pas après sa clope, non mais! Alors le test, et le résultat, et le vrai test pour confirmer, etc...

Et c'est le début des emmerdes, oh oui.
Pas moyen d'avoir des rendez-vous médicaux autrement qu'en période de boulot, dans la journée.
Les lois d'il y a quoi ? Quatre ans ? Cinq ans ? Sur les zones des hôpitaux et cliniques (ben oui, il n'y a plus de carte scolaire, mais question santé, c'est devenu très limité), cette loi fait donc que je suis obligée de prendre ces rendez-vous à 20 bornes (c'est le plus près), mais la ville est à 55 bornes de mon boulot. Donc qui dit rendez-vous d'une demi-heure, dit une journée de travail qui saute, et qu'il faut rattraper... soit, pour replacer 7 heures de classes, environ 3 semaines d'emploi du temps surchargé, et le tout trois fois pour trois rendez-vous, faite le compte, je n'en suis pas encore venue à bout... et encore, j'ai eu l'autorisation d'aller à ces rendez-vous, et de ne pas assurer mes cours à ces moments-là... (sinon quoi ? Ben sinon, une absence, c'est comme partout, pas payée, et comptée, et retenue contre moi, bref)

Et là, je commence à le dire, c'est le début des emmerdes ! Un jeune collègue jeune papa se récrie "oh mais faut pas dire ça !". Ah ? Mais faut dire quoi ? "Mais c'est génial, c'est magnifique..."
Oui, ok, mais c'est aussi des emmerdes...

Me voilà en classe, mes neleves de 5e, deux fumeurs impénitents, qui ne peuvent s'empêcher de fumer pendant les récrés tant ils sont accros, trois autres élèves à l'hygiène douteuse... bon sang, j'ai envie de vomir. C'est une classe très difficile, j'ai envie de dormir en classe, ça facilite leur prise de pouvoir à certains moments, puisque je suis obligée de m'asseoir pour récupérer un peu, et d'éviter de m'approcher de certains d'entre eux...
le début des emmerdes...

Echographie, le gynéco passe un quart d'heure silencieux à secouer le bidon dans tous les sens, en appuyant partout, et en fixant l'écran. T.C. très maître de la technologie me fait les commentaires... heureusement. Le gynéco finit par nous regarder : "tout va bien, c'est juste qu'il bouge tout le temps... je ne peux pas le fixer assez pour prendre les photos"... pffff, comme dirait sa future tante 8's : "c'est déjà un chieur"...
Ouais, déjà un chieur... d'autant qu'on ne peut pas savoir quand môssieu ou mam'zelle daignera montrer son nez, son pied, ce qu'il veut... avec l'adénome que j'ai sur l'hypophyse, pas possible de compter en cycles, faut se fier à la taille à l'échographie... ben oui, mais le haricot refuse de poser pour la photo ! Il arrivera entre mi-novembre et fin décembre.
Commence bien celui-là !

Mémé-la-terreur, la seule dans la confidence depuis le début (pour les autres, on attend que les trois premiers mois soient passés), observe les photos que le gynécologue a fini par prendre avec un soupir : "c'est quand même bien moche ! Enfin, normalement, ça devrait s'arranger après !"
Merci Mémé.

8's au téléphone : "s'il est rouquin, tu sais que Mémé va te déshériter!"... euh, d'abord il a quand même deux chances sur trois de l'être, roux... suis une vraie normande à tâches de rousseur, et blondeur viking, et T.C. un vrai normand en roux... bref, et en plus, j'attends pas après l'héritage de Mémé. Quel héritage, au fait ?

T.C. et moi, regardant autour de nous : "Euh... où on va le mettre ?". Ouais, bonne question. Mes deux jolies belles-filles se partagent déjà une chambre quand elles viennent... Ben va vraiment falloir acheter, là.
Et changer de voiture, déjà que les filles ne rentrent plus leurs grandes jambes d'ados élancées dans la voiture de T.C....
des emmerdes, vous dis-je !

Me voilà comatant dans le canapé, en rentrant du boulot à 18 h, du jamais vu. Comment je prépare ma classe, moi ? Alors que je ne sors du coma que vers 20 h et m'endors vers 21 h30 ? Me manque deux bonnes heures de boulot quotidiennes pour être au point. Reste le mercredi, ben oui, mais du coup, toutes les démarches,...

Reste le dimanche... ben oui, mais le dimanche, je finis en pleurs devant Super Nanny, en comatant devant la télé (j'ai horreur de la télé pourtant)... c'est ça, les hormones ? Merci bien ! La honte en plus du reste maintenant !

Et puis, au bout de quelques semaines, un gros bleu sur le ventre... ben oui, là, à l'intérieur, ça se prépare, c'est entre le citron et la noix de coco (dixit les médecins)... le pantalon serre trop, faut changer de garde-robe.
Que des emmerdes...


Et les prénoms ? Ah, les prénoms ! Franchement, pas question que ce soit la suite des emmerdes... alors T.C. et moi avons la parade la plus pourrie du monde, mais efficace. Les filles de T.C. ont des prénoms commençant par F. et B. alors le haricot qui parasite, aura un prénom en I.
Je sais, F.B.I., ça ne fait sourire que nous... mais y'a pas de raison que j'emmerde pas le monde à mon tour, en proposant à la famille de devenir grand-parents, tantes, oncles, cousins, d'un... et aux copains de voir jouer leurs enfants avec un... Isidore ou Ignace... mais on a aussi Ingeburge* pour une fille.

Non mais. Qui c'est qu'est emmerdé maintenant ? Qui ne va pas oser dire à quel point c'est ridicule ?

Et qui va encore oser continuer à dire : "c'est merveilleux ?" Ahem ?
















*On ne rigole pas, c'est le prénom d'une reine de France quand même... quant à Ignace c'est un petit nom charmant !

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05 mai 2008

Dans la série : Mémé se lâche...

... aujourd'hui Mémé part en vacances !

Enfin pas tout de suite, mais elle fait des repérages pour son séjour en Bulgarie en septembre.

"Et je me suis dit, avec ma copine Ginette, après tout, on va tout faire... toutes les activités ! Tout ce qu'il y a dans le programme..."

"Ben t'as bien raison !", ponctuation de la petite fille qui acquiesce en souriant, de toutes façons, Mémé, elle fait toujours tout : pas de regret, haut-les-coeurs !

"Ben oui, tiens, on va boire de l'alcool d'abricot et fumer le narguilé !"

19:02 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note

17 décembre 2007

Mémé se lâche...

ce qu'il y a de bien, depuis que ma mémé a dépassé ses 80 piges, c'est que non contente d'être toujours aussi dynamique, de continuer à voyager toute seule au bout du monde, et d'organiser sorties et autres séjours pour les p'tits vieux de sa ville (oui, les p'tits vieux, les ceusses qu'ont pas la joie d'être en super forme comme elle), non contente, disais-je, de continuer sa route, en buvant des coups, rigolant comme une gamine, et chahutant avec ses petites-filles... elle se lâche aussi, sur les souvenirs trop longtemps retenus...

tous les "ça s'fait pas", qu'on regarde, presque médisant, quand on a 20 ans, dans les années 40 et 50,
toutes les histoires qu "on ne doit surtout pas savoir" !!
tous les secrets de famille, les siens en premier lieu, qu'on garde toujours, même quand on se doute qu'ils ont été appris,
toutes les querelles de clocher, dans son bled de jeunesse cauchoise, où peut-être 80 âmes se regardaient pas en-dessous, dans le plus pur style de Maupassant dans "La Ficelle", à zieuter, et médire, à critiquer, et répéter que vraiment, les autres ne savent pas vivre...
sauf qu'on vieillit, et que les époques changent, et les environnements aussi, et la place dans la société et la famille... sauf que tout bouge et évolue, et que ce qui était grave hier, n'est pas même raison de clabauder aujourd'hui....

et puis, ça commence par un cuite avec sa cousine de presque 80 ans aussi, celle avec laquelle elle file parfois au bout du monde... les rancoeurs d'enfance ressortent, et voilà rhabillée pour l'hiver la vieille tante, enfin, leur jeune tante de l'époque, devenue ma vieille arrière-grande-tante... celle qui était la madonne des bonnes manières, l'oeil noir de la faute de goût, le juge suprême de ce que nous valions tous (beaucoup trop pour tous les autres, jamais assez entre nous...)
celle surtout qui eut une jeunesse débridée, entre 40 et 50, mais qui fit une fin, une fin qui la mit à l'abri du qu'en dira-t-on, suffisamment pour en être l'apôtre ensuite...
celle dont "on changeait les draps bien souvent, vu qu'y en avait toujours un qui sortait par la fenêtre quand un autre arrivait pas la porte..."... l'allemand dont elle était amoureuse, l'anglais qu'on lui mit dans le lit pour rattraper le dérapage de l'allemand à une époque où il valait mieux qu'on l'oublie, le notaire, le médecin... le châtelain aussi, pour qui elle travaillait...

C'est le moment où il suffit d'une question indiscrète, pour que les deux dames indignes pouffent comme des mômes, et déballent tout... ou presque, hein, tant que ça concerne les autres, les morts surtout, ...

Et hier, un repas chez moi...
Ma mémé est une vraie cauchoise, et a dû traverser une partie du Pays de Caux, pour arriver dans mon nouveau chez moi, entre vagues et verdures, dans le Caux maritime...
"et quand je suis passée à la G.... " fait-elle soudain à table, au milieu d'une conversation toute autre, (G. est un hameau du village voisin)... "ça m'a rappelé des trucs.... c'est là qu'on l'avait envoyée, quand elle est sortie de prison"...

Echanges de regards à table... ma mère lève les sourcils, entre à peine étonnée de tout ce que déballe sa mère depuis deux trois ans, et à la limite de croire que cette fois, c'est peut-être des histoires (Mémé adore mentir, faut le savoir, mais toujours sur des bêtises)...
Mon père sourit et hausse les épaules, à la limite de rajouter un peu de vin dans le verre de sa belle-mère pour savoir la suite. J'observe Mémé, elle est contente d'avoir soudain un public : "oui oui, à côté, là, on l'a mise quand elle est sortie de prison !".
Et ma Mémé se remet à manger, tranquille.
Je suis sûre qu'elle jubile d'avoir l'attention de tous, et en même temps, elle ne fait pas d'effets de manche.
Cela devait sans doute sortir à ce moment-là...

"Qui ça, qu'est sorti d'prison ?", oui oui, je sais... nous parlons tous correctement, mais le cauchois revient vite à table entre nous...
"de qui tu parles ?"
Elle fait sa coquette : "oh, ben la Anne-Solange Dubois* là...après qu'elle a fait tuer son mari. Avec son amant, hein..."
Euh ? On ne sait pas qui c'est, nous, la Anne-Solange Dubois*...
bon, Dubois, c'était le nom du châtelain pour qui elle avait été servante,
celui qui avait fait un tour aussi dans les draps de sa gouvernante, (mon arrière-grande-tante)...

"Oh ben c'était sa fille, enfin sa fille adoptive... il s'est même pas défendu, pourtant il était boucher, même s'il habitait au château et qu'il faisait pas boucher..."

Euh ??? Qui ne s'est pas défendu ??
Toute à ses souvenirs, Mémé fait des raccourcis que les moins de 4 x 20 ans ne peuvent pas comprendre...

"Ben le mari, il avait été boucher, il devait avoir des couteaux, il aurait pu se défendre, quand ils l'ont tué... avec son amant, ils l'ont tué."
On est bouche bée, complètement stupides à table. On en découvre à chaque repas de famille, depuis deux trois ans...
"enfin, bon, elle est allée en prison. Pas longtemps. Son père (le châtelain, amant de.) connaissait A.M.**, et elle a pas pris beaucoup. Et puis ils l'ont envoyé à G."
On se regarde : elle a été mise au vert oui, loin de chez son père et des lieux où elle avait vécu. Enfin pour l'époque (on ne sait rien de l'époque, mais cela date forcément de 1948 à 1954), 90 kilomètres, c'est pas une sinécure...

"Ben lui, il a pris plus longtemps, 20 ans peut-être, mais il est ressorti, et il a retué***, c'était dans le journal, mais je sais plus comment, comme quoi !!"




* le nom a bien sûr été changé
** célèbre homme politique normand avec bras longs incorporés, qui a même été ministre de la Justice à l'époque, gloups
*** du verbe retuer, très cauchois...

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30 novembre 2007

Introducing T.C.*

* special dédicace à h8ights pour le titre en anglais, eh ouais !


Il faut le voir, assis avec sa cigarette, malheureux de fatigue, et émergeant avec peine. « T.C . » le nomme La Cigale, petit jeu entre nous. Le C. tenant pour carotte, jeu de mots de La Cigale qui s’y connaît en mots… ;-)
T.C. sous cette forme d’initiales. Monsieur T.C. parfois aussi.
Il le sait. Et sur mes conversations msn, il passe parfois un bonjour « de la part de T.C. » aux drôles de Dames… (les drôles de Dames ? Mais Annnieday http:/20six.fr/annnieday , La Cigale http://20six.fr/lacigale et Mathy http://20six.fr/uneoieavec bien sûr ! Pas moyen de mettre les liens d'une façon plus directe, désolée)

Il faut le voir, revenir avec un bol de thé, grande bringue ramollie par le sommeil qui refuse de le quitter encore…
Suis sur le net, je commente un texte, sur un blog, en le citant sous ce nom de T.C. Il me regarde, secoue la tête.
« Nan, alors, nan nan… c’est pas T.C., c’est A.C. ». A.C. sont ses vraies initiales, je ne dis rien, je ne réagis pas.
Il répète : « Moi c’est A.C. !! » assure-t-il avec cette fierté et cette assurance qui font qu’on se doute qu’il y a une blague pourrie dessous. Tel une liane, et si c’est un stéréotype, c’est pour lui qu’il a été créé, il ploie et se plie vers moi, déjà petite et en plus assise. Je croise son regard, ok, j’ai dû louper quelque chose..
Il fait un rapide aller-retour vers le miroir, se campe à nouveau devant moi, qui me tord le cou pour croiser son regard pétillant.
« Adamo Carotte !!! » assène-t-il en lissant la mèche de côté, aplatie près d’une raie presque impeccable.


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Il faut le voir, assis dans son fauteuil à roulettes, le dossier plus haut que son mètre 90, un thé à la main, les lunettes sur le nez… mais les yeux demi-clos de celui qui a travaillé toute la nuit, et n’a pas émergé.

Il est 16 h peut-être, et il porte sur ses genoux environ quatre litres de soupe aux légumes divers, en format allant du 25 cl à la portion familiale… une main tente de tapoter maladroitement sur le clavier, et le cou s’allonge, pour que le torse retienne de tomber les briques entassées, et que les yeux distinguent quand même ce que leur fatigue tente de cacher de l’écran… où un concours l'attend !

… il tapote les codes trouvés sur ses briques de soupe, quand il réussit à obtenir de sa main, celle qui quitte l’écran et navigue vers la souris, un semblant de clic sur le lien nécessaire pour jouer au super jeu des 10 000 euros de la soupe Machin, (celle qui reste dans le placard au cas où, et dont on dépasse allégrement les dates d’utilisation optimale, parce qu’on préfère la faire nous-même mais on ne sait jamais si on n’a pas le temps un jour… celle qui est là parce qu’on sait à quel point on procrastine parfois ou souvent !).
Et il s’énerve, passe des petits formats (genre, aujourd’hui je suis au régime) à la brique géante (les filles sont là et elles sont affamées)… rentre chaque code avec un semblant de patience, et toujours rien de gagné…
« c’est bien la peine, hein…
- oui, hein, de claquer autant dans de la soupe !
- qui rapporte rien en échange ! Pffff !
- Pfffff ! (oui, je suis en totale synchronie…) »

moi je m’en fiche, le thé est trop chaud, devant moi, j’ai deux mains sur le clavier, et je clique rapidement pour faire le tour des blogs…
et La Cigale tiens… je lis quatre notes d’affilée, je commente deux fois… et je zieute le post-it, je m’éclate en voyant le lien vers les Elfes !
« Non non non, elle n’a pas osé le mettre en ligne, hein ! », je m’indigne pour rire, et il regarde, en lâchant ses litres de soupes, soulagé.
« Qui ? Quoi ? »… deux trois mots, un regard embrumé, et il sourit.
Il sait, il a vu les elfes danser sur mon écran hier.
« Si tu es en ligne, tu portes plaintes, pour atteinte à l’image hein ! Ce sera toujours ça de pris !
- pour te venger des soupes ?
- oui, pour récupérer mes 10000 euros ! ». Non mais !!!

Soyons honnête, Ma Cigale poète préférée a mis la version où il n’y a qu’elle. Je pense qu’elle a eu peur des retombées de soupes chaudes ! ;-)

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11 novembre 2007

En attendant la note suivante...

Un petit tour en Allemagne avec moi ??

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... une des trois Nanas de Niki de Saint Phalle à HAnover, Basse Saxe

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25 octobre 2007

Inventaire...

... j'ai déménagé

mes livres , et mes livres, ceux du plaisir, et ceux qui font plaisir mais professionnels
mon cartable, ma trousse, ma règle, mes crayons...

j'ai emmené déjà ma cafetière, et mon thé
mes infusions, mes odeurs maison, mes soins, mes boîtes de loisirs créatifs, mon sac de point de croix,
mes fringues bien entendu

j'ai déjà bougé mes peluches d'enfance, et celles qu'on m'a offerte plus tard
mes souvenirs d'adolescence, et ceux que je ne voudrais plus voir,

et puis j'ai déménagé :
- des photos où figure mon ex-mari, je ne l'ai pas découpé partout
- des photos pas développées parce qu'il y a un ours dessus
- des cadeaux de mariage kitsch, pas encore donnés,
- des cadeaux des proches, même moches (les cadeaux !)

mais aussi,
- des photos de mon Pépé,
- les poèmes de Monique,
- les cornichons de Mathy,
- la bougie d'Annie,
- la girafe d'Anne-Laure,
- les trucmuches de Heights que je n'ai pas le droit de jeter
- un Félix le chat en peluche,
- une vieille couette de plus de 25 ans,
- quelques linges de lit dépareillés,
- quelques dessous pour mieux les jeter à l'arrivée,
- mon pc, impossible non, sans mon pc
- et mes livres encores, des tonnes de livres à l'arrivée
- un bijou en ambre un peu cassé,
- une bouteille de parfum vide, signe qu'on doit m'en offrir,
- mon oreiller
- mes mugs préférés pour mon café,
- mes anti-stress de toutes les formes
- tous mes instruments de musique,
- toutes mes girafes,
et des colliers, et des paniers
et même ma robe de mariée

et encore quelques livres , ben oui, ici aussi,
et d'autres livres, des partitions...
et des tonnes de CD,
quelques DVD, mes jeux de Sims,
des cahiers, des stylos, du papier, des crayons
beaucoup d'écrits relus cent fois, sans valeur, mais emportés,
des chapeaux, par dizaines,
des chaussures, mais triées,
des huiles essentielles, des parfums, des essences, des eaux...

j'ai apporté ici tout ce qui fait moi,
il reste quoi ?

tous les meubles, la vaisselle, un peu de linge...
finalement rien.

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03 octobre 2007

Saison

Le long de la départementale 925, je roule.
Jour après jour, toujours plus vers le nord, je roule.

Saison des grandes marées, lundi, c'est la pluie, battante, qui m'accompagne, 55 km jusqu'à mon poste. Freinage dangereux, dépassements impossibles, il fait encore nuit, mais je vais plein nord, et de l'est, là-bas sur le plateau, de vagues lueurs trouant le rideau de fils humides, indiquent qu'à mon arrivée, dans ce petit collège, tout au nord du département, derrière les vitres froides, le jour s'annoncera, et le soleil peut-être, viendra à me montrer en fin de journée la route du retour. Retour sous la pluie, retour dans la nuit.

Saison d'été indien, où la douceur du matin, 14° au lieu des 8 annoncés, fait se lever l'humidité en langues de brouillards légères, volants quand au-dessus de la voiture, quand par dessous, capricieuses et éthérées, déchirées sur la lande, cotonneuses dans les valleuses. Je roule au ralentis, la tête aux infos captées par bribes entre chaque bras fantomatique accroché à ma portière ou mon pare-brise. A la valleuse suivante, une peur soudaine de Dame Blanche sur ma banquette arrière me fait relever le rétroviseur intérieur, qui ne reflète de toutes façons que la lividité d'une nuit qui s'étend sur le jour, en lambeaux déchiquetés. De la classe, ce mardi-là, rien de visible. Lumière artificielle, sweat bien refermée, trop tentant de mettre la capuche pour se réchauffer... tant pis. Une heure encore à rouler, entre les nappes surélevées, et les napperons mouillés.

Saison de récolte, les camions tournent, à des vitesses que pas un gendarme ne vient contrôler, avec une dangerosité telle, que les voitures ralentissent, les laissent passer, se bousculent pour ne pas les doubler... le chargement tombe à chaque virage trop véloce et mal négocié, et roule, roule... comme autant de crânes boueux mal nettoyés après une fouille archéologique riche en têtes décomposées, comme autant de ballons de hand mal vieillis et la peau entamée...
je fais des écarts sur la route, et tout le monde les fait. Le rond-point ressemble à une fosse commune qui déborde... c'est la saison des betteraves.

Saison de grandes marées, la voiture tremble, la semaine finit tranquillement, plus que deux jours, mais le vent ne faiblit pas. Elle tient la route pourtant, ma grosse berline, et même si vieille, on me l'envie, quand certaines routes se ferment pour éviter aux voitures les plongeons de plus de trente mètres... mais elle vibre, elle tressaute, des kilomètres de radio bien forte pour capter malgré les hurlements du vent autour du véhicule, les fantômes cauchois sont de sortie, ceux que les anciens entendaient souvent, dans leurs clos masures...
et ils entrent dans les oreilles, rugir leurs propres peurs, s'en débarrasser pour une éternité tranquille, pourrissant le quotidien de ceux à qui ils les lèguent.

L'automne est arrivé.

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14 juillet 2007

En Allemagne aussi,

... faut pas croire !!!

Déjà deux p'tits voyages en Allemagne cette année, et un autre la semaine prochaine...

alors peut-être peut-on tordre le cou à quelques poncifs ?

Un petit tour à la Poste allemande, pour commencer, lors du séjour linguistique de mon collège que j'ai encadré. Nous voilà au guichet à demander des timbres pour tous les élèves, histoire de simplifier la commande.
Le postier fait déjà semblant trois fois de ne rien comprendre. J'aurais fait cette demande, avec mes fautes dans cette langue, j'aurais compris. Mais c'est mon collègue prof d'allemand qui la réitère, une fois que le collègue, allemand lui, jette l'éponge... ;-)
Ensuite, le guichetier, peu aimable, nous signale le tarif. On est un peu étonné de ce tarif, mais après tout, les changements de tarifs de la Poste... bon bref.

On réitère notre demande en gros. Et lui de nous regarder effaré : "je ne sais pas si j'ai 50 timbres à ce tarif..."
Dis donc Hartmund, (appelons-le Hartmund, hein, d'accord ?), c'est pas bien grave, on va en prendre aussi des moins chers, et on va les coller ensemble.
Panique d'Hartmund "j'en aurais jamais assez, j'en aurais jamais assez!!"
Euh ?? C'est pas la poste ici ? La poste centrale qui plus est ? D'une ville de plus de 30 000 habitants ? Nan ???
"non, mais c'est pas ma faute..."
Panique pas Hartmund, on s'en doute...
"C'est l'imprimerie fédérale qui n'en fabrique plus"...

Gros blanc. On s'entrevisage, et même le collègue allemand est impoli lui aussi, de concert avec nous, pour faire le moqueur en français. On nous l'avait jamais sortie celle-là!

Mais oui mais oui... allez, va, on va se démerder avec ce que tu pourras nous donner... on n'est pas des méchants pour de vrai.

Alors la commande est passée. Alors on est sorti avec, 20 minutes après notre entrée. On les a distribué aux élèves, qui s'étonnent eux aussi de ce tarif relativement plus bas que celui annoncé, mais bon, avec l'efficacité allemande (poncif), et son rendement (poncif), allez savoir quelles économies ont pu être faites et ainsi reportées sur le prix du timbre (yep, faut pas rêver...).
Et Harmund interpelle un des collègues, re-rentré pour un autre achat.

"Au fait, les timbres c'est plus cher, finalement, pour la France !"

Argh!!!
Re achat, re-litanie : j'en ai pas assez des timbres, je peux pas vous les vendre...
La poste en Allemagne, c'est comme la Poste en France...





Pendant ce séjour, j'étais accueillie par une collègue allemande, prof de français et de géographie. Une écolo pur et dur, et grosse discussion sur un tas de choses autour de ce thème de base. Suis plutôt écolo, mais.
Question qui me turlupine quand même, au long de mes séjours allemands, et elle est prof de géo, n'est-ce pas ?
Avec quoi fabrique-t-on l'électricité en Allemagne ?
Mais avec les éoliennes, me répond-t-elle, c'est tellement évident ! Je dois être bête aussi.
MAis oui bien sûr, on y croit tous. Evidemment, elles sont développées les éoliennes en Allemagne, cent fois plus qu'ici, mais pour un pays de 80 millions d'habitants, il en faudrait au moins cent fois plus encore pour assurer l'énergie à tout le monde, dans un pays au confort cocooning développé, et très industrialisé.
Ah, mais le reste, c'est du solaire...
et le foutage de gueule, là, c'est du solaire ?
Alors, après trois jours de tergiversation, elle finit par dire : bon, dans l'est, y'a bien des centrales au charbon...
il a toujours bon dos, "l'Est" pour le reste des allemands.
Mais oui mais oui.
Je laisse tomber. Etre écolo, ce n'est pas cacher ce qui ne l'est pas. Là, c'est du chauvinisme. Mais bon.

Autre séjour chez des potes moins écolo, mais tout aussi allemands, deux semaines plus tard.
L'électricité ? Ben on a de tout, rigole pas, me disent-ils, on a encore des centrales au charbon, et des gars qui vont à la mine, t'magine ?... bon, et du nucléaire aussi, tu sais bien, les déchets vont chez vous...




et avec ça ? La prochaine fois, parlons de l'école allemande...
sans négliger aucunement le fait que j'adore aller là-bas, et que j'y apprécie nombre de gens et de choses... mais quand même. Qu'on arrête de toujours nous citer ce pays en exemple. Il y a plein de choses certes à adapter chez nous. Plein d'autres à éviter !

13:25 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note

09 juillet 2007

Festival...

... de connerie humaine...

T'as un super autocollant "Tibet libre", design de Ben, sur la lunette arrière de ton 4 x 4 de grand luxe...
t'as bien raison, une fois que tu auras bien pollué la planète, et les chinois aussi (mais seront-ils tes amis alors ?), restera plus que le Tibet pour respirer...


Tu sautes dans tous les sens, pas tout à fait maître de ton équilibre, la faute à Kro, la faute à shit. Tu beugles des "BertrAAANNNNd", et des "Tostaky" pour essayer de perturber le voisinage en train d'écouter le groupe (ouais, Ok, c'est AARON, c'est moins rock, mais ça demande justement un peu moins de bruit), tu tentes de te faire remarquer, en sautant devant les gens, derrière les gens, et puis finalement sur les gens. Tu cries quand tu retrouves ta voix, et le sens de l'orientation. Toujours des "Bertrand", toujours des "Tostaky". Dis-moi, petit m'as-tu-vu, sais-tu seulement que quand "BertrAAANNNd" chantait "Tostakyyyyy", t'avais encore des couches au c... ?


Tu vomis un chouette mélange de kebab froid et de panini gras, t'as presque la tête dedans, allongé torse nu, un filet de Kro au bord des lèvres entrouvertes, le t-shirt en bandana autour du crâne, tu gémis, en ricanant un peu, tes yeux rouges fixent la nuit sans rien repérer, et tu nages la brasse coulée d'un bras dans l'herbe humide et la paille boueuse, tandis que l'autre cherche partout quelque chose qu'il ne trouve visiblement pas, quelque part dans l'air, devant toi. Tu t'es vu quand t'as bu ?


T'as des marques des pieds à la tête, même le cordon de tes lunettes de soleil de mouches top mode est siglé... rien de moins qu'une paire de Converse trop neuves, un levi's 501 de moins d'un an, un t-shirt Nike, et le reste à l'avenant. Tu crois que ça fait crédible, tous ces noms de groupes anars gribouillés sur ton sac Adidas... ?

... quand je pense que moi aussi, je dois avoir l'air aussi bêtement grégaire, avec mes Docs aux pieds, mes mains grasses des cochonneries avalées, et ma façon de tressauter pas tout à fait en rythme... vive les festivals rock d'été. Connerie autorisée.

22:25 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : festival rock, jeune con, connerie humaine, tostaky, converse, doc martens, tibet libre

29 avril 2007

débat de l'entre-deux tours, oui oui oui

Réflexion longuement faite, voilà ma conclusion...

... je voudrais que tout le budget de l'éducation, ainsi que celui de l'armée soient désormais dévolus à développer de façon exponentielle, la vitesse de recherche d'ADN, les extractions étant un peu longues pour mon GRAND projet ! A ces labos, j’ajouterais alors quelques centaines d’ordis surpuissants et interconnectés.

Grâce à la possibilité de déterminer les ADN plus rapidement, nous pourrons enfin :

- repérer les vauriens qui crachent leur chewing-gum dans la rue… un prélèvement serait fait sur chaque chewing-gum, et ensuite enregistré dans une super base de données, où seraient depuis bien longtemps entrées les fiches de données comparatives nécessaires de chaque enfant dès sa naissance.
Au premier repérage d’un cracheur, allons, soyons généreux… le mâchouilleur intempestif sera interdit de circulation sur la voie publique quelques semaines. MAIS, à la deuxième manifestation de cet élan crachatoire peu écologique, le propriétaire de l’ADN fautif se verra condamné à une peine plancher, doublée en cas de récidive après la sortie, dix ans plus tard du fautif !

- entrer dans cette base de donnée tous les propriétaires d’animaux domestiques avec leur ADN propre et celui de leurs animaux chéris. A la première crotte, hop-là, repérage, punition, sanction. A la deuxième, prison ferme. Non mais !!

- exploiter les poubelles publiques, en déterminant qui les utilise. Ce relevé quotidien, permettra bien sûr, de trouver tous les resquilleurs, qui ne veulent pas garder leurs déchets et autres détritus dans leur poche, en attendant de rentrer chez eux, les déposer dans leurs propres poubelles, sur lesquelles bien sûr, un impôt de 2 euros le kilogramme d’ordure sera prélevé. Quel manque de citoyenneté que d’utiliser alors les poubelles publiques ! Au bout de trois déchets trouvés appartenant à la même personne, une taxe de + 25 % sera appliquée sur l’ensemble de ses impositions de l’année.

- Repérer qui utilise les cafés et restaurants, en faisant des prélèvements sur les vitres et dans les toilettes. Pour ceux utilisant les toilettes ainsi à leur disposition, taxe de + 10 % sur leur facture d’eau. Pour ceux, habitués du kawa, ou du p’tit blanc, des bons repas, et des moments de farniente dans ces lieux de perdition cardio-vasculaire alors que le reste de la France est au travail, taxe de + 20 % sur leurs prélèvements de sécurité sociale.


A plus grande échelle, je compte bientôt aussi
- évaluer qui pisse dans les piscines, puis ceux qui font de même dans la mer, et taxer et/ou emprisonner.
- repérer ceux qui traînent au cinéma, au théâtre, dans les spectacles d’avant-garde surtout, et autres lieux de perversion et de déliquescence de la bonne moralité de la société (le nombre de cheveux qui seront de bons indices sur les fauteuils, ah ah ah !!)… la prison !!! Et la rééducation culturelle ! Non mais !
- choisir parmi les ADN, ceux qui sont les plus à même de réussir dans la vie, et leur offrir le cadre idéal de développement personnel. Une école leur sera réservé, pour en faire les cadres parfaits d’une nouvelle société.
- Trier ceux qui porteraient leurs propriétaires à des dérives psycho ou sociopathes, et ce, dès la naissance !

Et bien sûr, exclure de ma succession, tous ceux dont l’empreinte génétique serait trop éloignée de la mienne…

22:15 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

27 mars 2007

Débats en campagne (4)

Je demande une loi contre les chanceux, les terroristes de la veine, les gagnants de la grande aubaine, les heureux du genre veinard, les réguliers de la fortune !!

Juste comme ça, pour soulager l'esprit et le coeur, sinon la fatalité, des oubliés du hasard et des désavantagés du sort





P.S. : et ce ne serait pas plus ridicule, qu'une partie certaine de nos lois

13:13 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note

25 novembre 2006

Hello darkness my old friend...

C'est fou. Toujours la même chose. Tout dépend du côté de la lorgnette par lequel on zieute. Oui.
Mais facile à dire.
Les faits, les choses, on les prends telles qu'elles viennent, avec nos instincts et nos façons de réagir, qui ne sont pas forcément les bonnes, mais bah, c'est nous non ? Avec un contexte qui force à être ou agir dans un sens ou l'autre, mais bah, on ne maîtrise pas tout.
Il n'est même pas question de savoir si on est optimiste ou pessimiste, positif ou négatif, si notre regard est juste ou exacerbé, ... non, ce n'est pas la question...

Accepter de voir comme on voit, et le chemin est déjà bien parcouru et découvert, qu'importe alors les cicatrices des ronces.

J'ai un boulot usant, stressant, énervant, fatiguant, qui me met face à des mômes la plupart du temps très mal élevés et complètement décalés dans notre monde.
J'ai un boulot passionnant, enrichissant, toujours nouveau et imprévu, avec des gamins plein de ressources dont les réactions inattendues viennent parsemer mes journées de moments forts.

En fait ni l'un ni l'autre.

J'ai une famille de taiseux, où la moindre caresse est vue comme un geste déplacé et étrange, où ne rien dire est la garantie de faux semblants à vie mais aussi le seul moyen de ne pas être mis à la marge. Une famille où la critique est plus habile et aisée que la louange, où se plaindre est signe de faiblesse, et faire des choix forcément une trahison, quel que soit le choix.
J'ai une famille toujours là, sans le dire, discrète, qui n'empiète jamais sur la vie de l'autre, mais qui est là si besoin. Une famille que je vois toujours, sans être fâchée avec quiconque. Où quelques rituels permettent de se revoir régulièrement dans l'année, sans que cela soit un ennui, ou une obligation. Une famille peu nombreuse mais proche.

Mouais, la vérité est ailleurs.

J'ai une vie personnelle où mes envies et mes besoins sont satisfaits, entourée d'amis toujours là, présents, et chaleureux, avec des activités tout à fait en adéquation avec mes plaisirs et mes nécessités d'épanouissement.
J'ai une vie personnelle un peu triste, loin de tous, les amis sont présents quand ils peuvent mais vivent loin, voir très loin. Je passe mes soirées sur le net parce que ce qui me fait envie est hors de portée de ma bourse. Je me contente de voir passer le temps, et les choses.

Bof, les extrêmes ne sont pas forcément les meilleures nuances

Je suis quelqu'un d'indécis, incapable de prendre une décision. Toujours à repousser au lendemain ce qui est inéluctable. Toujours à éviter de se confronter à l'avis des autres sur les choses importantes, et à traîner sur les choix qui demandent trop d'investissement. Je me méfie des autres, je suis trop prudente. Je traîne des pieds, et vois d'abord le négatif possible pour éviter les déceptions trop grandes.
Je suis quelqu'un de réfléchis, et qui pèse toujours le pour et le contre. Faire le tour de la question, et prendre le temps de vérifier que ce n'est pas un acte impulsif est un des pans de mon existence, quelque soit la décision à prendre, y compris acheter des yaourts. J'écoute l'avis des autres, mais n'en tiens pas toujours compte, car pour prendre mes décisions en fonction d'un nombre incroyable de paramètres, je suis certaine que les autres donnent leur avis en fonction eux aussi de beaucoup d'autres critères que la bonté naturelle, même inconsciemment. Je vois d'abord le positif possible, mais me protège devant tous les arguments négatifs, car je suis trop sensible et vite touchée.

Ben oui, les deux peuvent parfaitement coller à une vision de moi.

Alors quoi ? Introspection à deux balles ? Oui.
Apprendre à vivre et prendre les choses comme elles viennent. Voilà le plus grand sentier sur lequel j'ai marché ces dernières années.
Mais je n'en reste pas moins normande, tout est dans la nuance, et tout est entre deux couleurs franches... alors j'ai doublé mes complications internes : je prends les choses comme elles viennent, et je les décrypte toujours autant.
Il y a encore des pas à faire.
Sauf si j'accepte aussi de me prendre comme je viens.














humeur du jour : dubitative

une émotion ? la peur, légère, volatile, qui suit toujours les grandes décisions que je prends

projets en cours : les cadeaux faits maison qui accompagnent mes cadeaux de Noël, les dossiers de mes élèves, un peu en retard, le chapitre 20, mais en fait, faut refaire tout le chapitre 1 avant, et un peu de lecture. Resserrer le contact avec deux copines, on laisse toujours passer le temps. Choisir les cadeaux poru les enfants des copains (un vrai budget, ça !!! )

pensée : c'est novembre, et ça fait trois ans. Coucou Pépé

hommage : quelques larmes pour les combats inachevés de Christophe de Ponfilly

mot du jour
: téléphone ! On en perd l'habitude à contacter tout le modne sur le net, et pourtant...
phrase du jour : mettre de la lumière !

taux de procrastination : 100 %, non mais ! Si je veux, hein !

bande-son : Taï-phong "sister Jane"

envie gourmande : mon velouté de carottes et coriandre !

13:17 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note

09 octobre 2006

Du principe de culpabilité inné de la vague

Le remous n’est rien. Rumeur ou murmure, il s’étouffe sans vergogne ni scrupule, d’un balayement de la main, revers assuré et dédaigneux.

L’onde se propage, s’entrechoque parfois à une autre. Par nature, insidieuse mais inévitable, elle reste suffisamment calme et précise pour qu’on puisse dans le même temps en admirer et craindre les effets, sans souffrir de son lent et inéluctable cheminement.

Mais la vague inspire frayeurs et martèlement répété de litanies exacerbées par les fureurs à venir d’ « en-haut » : « responsabilité, responsabilité » nous crie-t-on en la voyant arriver, de peur que ce soit sur d’autres pieds que les nôtres qu’elle s’écrase.
Ce cri, ce n’est pas « prenez vos responsabilités » mais bien « je ne l’assumerais pas pour vous alors soyez aimable de ne rien faire ».
La vague, c’est le fracas sur notre tête de roc, d’un rouleau que la hiérarchie ne voudrait pas voir éclabousser sa propre hiérarchie.

Contre les vagues, on ouvre les parapluies. « Je suis pour les séjours linguistiques, bien entendu, mais ils ne seront votés que dans deux mois, et sous certaines conditions, que vous ne réunirez pas. »
Conditions impossibles à réunir, délai permettant de botter en touche. Dans deux mois, il sera impossible de réserver quoi que ce soit. Mais…
Mais sera sauvegardé des assauts furieux de la vague, la responsabilité du chef si d’aventure le professeur accompagnant le séjour, n’assure pas ses cours pendant ce temps.
Le chef dira à son chef : « pas de cours non assurés chez moi, j’ai mis mes profs au pas ».
Le chef dira aux parents : « je laisse toute initiative à mes collègues professeurs d’organiser des sorties ».
Le chef dira aux professeurs : « si personne ne vous remplace, les parents vont se plaindre ».
Le chef dira aux élèves : « vos professeurs n’ont rien organisé cette année, vous aurez peut-être plus de chance l’année prochaine ».
Surtout pas de vagues… l’exemple n’est qu’un exemple politiquement correct. La réalité est au-delà, et concerne bien des cas.

L’intérêt des professeurs ? « Chers collègues, les élèves passent avant tout ». Bien. Soit. Mais …
L’intérêt des élèves ? « Avant tout, aucun risque, bien sûr ! ». Bien sûr.

Ce qu’on nous demande ? Mais de ne pas nous impliquer.
S’impliquer implique des débats, des désordres possibles, voire des débordements passionnels, et même peut-être, des peut-être, des décisions à assumer…

Ce qu’on nous reproche ? De ne pas nous impliquer assez, ce qui est forcément cause de tout.

Ne pas faire de vagues, mais en adopter la posture ondoyante.























humeur du jour : usée

émotion : élèves crapules, élèves fainéants, et élèves exaspérants, et pas que les miens… émotion ? Démotivation !!!

projet en cours : petits projets santé, se soigner, se soigner

pensées : tournées vers vagues et verdure, monsieur T.C.

hommage : à moi, tiens, juste comme ça

mot du jour : minable
et phrase du jour : on se calme

taux de procrastination : 90 %, taux en hausse, les élèves foutent rien, et ne m’inspirent pas l’envie de faire pour eux

bande-son actuelle : Simon et Garfunkel

envie gourmande : chocolat au lait, croque-monsieur, carottes, ;-)

22:55 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note

25 juin 2006

Festival

Un festival de Rock, c'est plein de bonnes surprises.
C'est aussi un après-midi passé à se planquer d'un ami de monsieur Ours parce que c'est trop difficile encore d'aller le saluer, et parce qu'on ne sait pas du tout quelle histoire a pu inventer l'Ours auprès de ses amis. Parce qu'il paraît difficile qu'il ait pu être honnête sur ce sujet, du moins cela n'a pas été le cas les fois précédentes.
Bref, au milieu d'une foule de quelques milliers seulement de personnes le premier jour, ce n'est pas si simple d'éviter quelqu'un d'évident, qu'on a quand même envie de saluer, car c'est une personne gentille, mais dont la seule vue fait mal... et comme c'est silence radio depuis deux mois côté ours, à part un "je ne peux pas, finalement", il va falloir vivre dans la même ville que cette personne charmante, en tentant de l'éviter.

Mais un festival rock, c'est aussi l'arrivée en fanfare de mes deux soeurs et mon beau-frère... devant une copine et moi, ahuries, du bruit soudain dans l'appart, des interpellations et autres interjections. De la vie soudain, et une mise en train sympa...

C'est aussi deux jours à croiser des gens, et d'autres gens, et encore plein de gens...

A regarder les bogoss passer, avec leur blonde à leur bras...

A perdre la petite soeur dans la foule, mais c'est pas grave, elle faisait la fête avec un groupe, et tout le monde pouvait la voir à la télé pendant ce temps-là...
www.20six.fr/h8ights ou cliquer sur 8's dans la liste de gauche... pour les curieux... et ça vaut le coup! Ou pour les fans des Dirty pretty things ex Libertines.

A écouter de super groupes, dont je retiens les flamands de dEUS, le déjanté Katerine, et Dionysos, forcément!!! Les seuls d'ailleurs à vraiment faire le show... et une place en france, libre et à prendre dans le coeur rock des amateurs de bons groupes scéniques, qui risque fort de leur revenir...
Dionysos dont j'ai pu saluer un des musiciens dans la foule, un des deux venus dans ma classe. Bon, j'ai eu l'air de la blonde de service, tellement on sait pas quoi dire dans ces cas-là, mais peu importe.

A ne pas être emballée, par d'autres concerts, dont on attendait plus, comme Cali, que les fans m'expliquent! Ou Franz Ferdinand, un peu trop dans le genre je fais mon taf' de quoi vous plaigniez-vous...

Et des découvertes sympas, pour moi, mais apparemment déjà connus, comme the Infadels, ou Art Brut...

Un festival rock, c'est deux jours d'allergie parce que c'est en plein air,
deux jours de cochonneries à manger
deux jours de fatigue et de crasse
deux jours d'invasion de la ville, et d'autocollants anti-Debré;
deux jours riches et bien occupés

ça fait du bien!

12:00 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note

31 mai 2006

et j'en oublie!

je parle je parle
et je me relis
et je m'aperçois que j'en ai oublié !!!
(et c'est fou ce que JE dis JE dans cette note!)

parce qu'une telle soirée, ce sont tellement de moments!

- traduire à G. l'allemande de mes parents ce qui nous amuse ma mère et moi, véritables langues de vipères à l'occasion. Parmi les nombreuses tâches qu'exigent une réception officielle de 4 jours pour 70 allemands, les membres du comité de jumelage se sont séparés une grosse partie du boulot, ainsi que quelques autres bénévoles. Tous sauf une, MAdame C. qui ne s'est pas proposée et qui de plus, n'a pas répondu aux demandes d'aides dans chaque réunion, ni compris ce qui lui était sous-entendu ensuite...
Ma mère s'est tapé le plan de table, avec toutes les exigences diplomatiques inhérentes à une soirée très officielle (attention où sera monsieur le maire allemand et son homologue français, j'aime bien le mot homologue, ça fait top des rencontres internationales), attention au nombre de convive par table, etc, etc; et cette Madame C d'exiger, de n'être ni près de l'orchestre, ni près des portes de la salle, ni près de la cuisine, ni près des toilettes, ni avec telle personne qu'elle ne supporte pas, ni avec telle autre, qui va l'ennuyer, ni à la table de monsieur truc, elle n'aime pas ses idées, ni à la table de madame Machin qui se la joue, et de n'avoir que Bidule et Chose à sa table. Résultat, elle est toute seule à sa table, même Bidule et Chose ont refusé de s'asseoir avec elle

- on écoute sagement tous les discours, et comme chaque fois on compte... le nombre de personnalités à discours incapables de prononcer correctement le nom de la ville allemande jumelle. On compte vite: toutes sauf mon père, mais lui, ça fait des années qu'on le tanne avec, mes soeurs et moi! Si c'est pas la honte...

- le fameux lion, cadeau empoisonné

medium_Photo 043.jpg

cliquez dessus pour le voir en plus grand, enfin, ça vaut pas la peine hein...

- nous voilà appelés à chanter les surprises préparées depuis quelques jours, et R. le pompier est déguisé en Schnappi, dansant devant nous. Sauf que, sauf que... son super déguisement fabriqué par une des participantes ne lui laisse pour voir qu'un mince trait entre la cagoule et le bec de croco... du genre où il doit pencher la tête en arrière pour espérer voir devant lui. Il est au point pendant les deux premiers couplets, il a dû compter le nombre de pas qu'il pouvait faire, entre ses demi-tours, mais au troisième, le voilà qui fit deux pas de trop, se prend les pieds dans un des photographes, et s'étale sur la table du maire allemand...

- je parle à mon pote allemand Herr Präsident, d'une copine, Birte, restée en Allemagne, qui ne me contacte sur msn, que pour m'envoyer des lettres entières à traduire. A peine si j'ai le droit à un bonjour parfois... suis bonne poire moi parfois, et en plus, Birte parle très bien français...
Le copain me le fait comprendre à mi mots également, et elle l'a ennuyé avec ça aussi, et il conclut: "elle est chiante celle-là!" (oui il maîtrise le français à ce point, gros mots et même notre patois) "moi j'ai dit à Birte, tu parles français, et si tu peux pas, tu fais: www.le dico qui traduit allemand français!"

- le jeune bogoss de 28 ans a été aperçu par tous les amis de mes parents, forcément, qui le connaissent d'ailleurs de vue... mais qui sont surtout ma famille, plus que ma famille... et une de ces amies de mes parents: "il est devenu pas mal le fils machin, hein?", ouais ouais... "faudrait juste que quelqu'un lui dise", reprend-t-elle, "que la coupe de cheveux, avec la raie et les cheveux plaqués, c'est démodé depuis... pffft", elle rigole. Et je conclus "depuis Adamo dans les années 60?"

- les allemands de mes parents me montrent le Pasteur allemand, qui a accompagné
le groupe (et emmerdé le monde avec son discours improvisé au milieu de la soirée, interminable, lénifiant, et chiant...). Mais si mais si, tu le connais le pasteur...
moi je le regarde, et non, décidemment, celui-là, je l'ai jamais vu... mais si mais si, sa maison est à côté du local des jeunes de la paroisse... et là ça fait tilt...
Non, je ne connais pas le pasteur, mais je me souviens d'une soirée l'été dernier, où la fameuse Birte justement, nous a traîné vers minuit dans une soirée où nous étions soi-disant invités... alors, le pasteur, euh... je connais sa maison, son fils, son chien, ses caisses de bières, son schnapps, et même de loin, ses canapés et ses fauteuils, dans lesquels dans le noir, j'avais aperçu des jeunes affalés complètement ronds... alors oui, on peut dire d'une certaine façon, que je connais le pasteur, ;-)


- dans la foulée de cet échange, arrivent cet été une quinzaine de jeunes (12 à 20 ans). Comme d'hab, je vais encadrer les pauvres!! Et évidemment, on demande des idées à tous. Me voilà à proposer une grande chasse au trésor dans toute la ville (qui ne fait que 6 à 7 km de long, hihi)...
et à qui donc on demande de l'organiser alors??
donc si vous avez des idées, et savez organiser, mon mail est à disposition pour vos conseils... ;-)

15:20 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note

26 mai 2006

L'inratable tarte au citron de moi

catégorie : je me la pète si je veux!
technique dite "ma technique perso spéciale cuisine facile"


La pâte
Version pâte sablée (c’est un choix, pas le mien)
Blanchissez (ce qui signifie bien battre ensemble jusqu’à ce que le mélange semble blanchir, sachant qu’il est quand même jaune) deux jaunes d’œufs et environ 70 g de sucre, ajouter une cuillère à soupe d’eau (si vous prenez celle à café, ça fonctionne pareil, ou presque)Réservez (mettre de côté quoi).
Mélangez à la main 250 g de farine et une demi plaquette de beurre pré découpée en p’tits morceaux, sinon vous y êtes encore demain Normalement, avec un peu de doigté, vous vala avec des p’tits bouts de pâte un peu sableuse. Et puisque vous vala avec du sable, faites un joli tas, creusez un trou comme à la plage, mais au lieu de l’eau de mer, versez le mélange du départ (celui qui est RE-SER-VE à cet usage depuis déjà 10 minutes)
Mélangez rapidement du bout des doigts, vite vite vite, vous prendrez vite le coup de mains et voudrez vite vite vite recommencez la même pâte pour des supers p’tits sablés, mais c’est une autre histoire.
Formez une super boule douce et bien jolie, et claquez-la un peu sur la table (c’est vous le chef, non mais !), pour en refaire une boule une ou deux fois (c’est mon truc perso, mais on peut aussi la fraiser, genre la caresser avec la paume, pour les plus doux…)
Version pâte brisée
Possible avec ou sans œuf, au choix, parce que je suis comme ça moi !!! Faites des p’tits morceaux avec 150 g de beurre ( bon ok, 125 g peuvent suffire, à vous de voir)Versez dessus 250 g de farine (mon truc ? tamisez-la, c’est plus léger, et plus « mélangeable ») et une bonne pincée de sel.
Mélangez du bout des doigts, voir au-dessus.
Ajoutez dans votre super mélange qui devient normalement difficile à mélanger, c’est le but, 3 à 4 cuillères à soupe d’eau, peu à peu (environ 5 à 7 cl) et un œuf ou un jaune d’œuf ou pas d’œuf (comme vous volez, je peux pas mieux dire)Travaillez, travaillez, travaillez la pâte, m’ais attention pas des heures sinon, plus moyen d’en fait la jolie boule nécessaire !!
Version pâte brisée hyper rapide
Genre, t’as un robot ? c’est le moment de le sortir, eh oui !!!
Ramollissez environ 100 g de beurre, mettez dans le bol du robot, avec 200 g de farine (tamisée, toujours mon truc à moi), deux grosses pincées de sel, une p’tite cuillère d’huile, 7 cl d’eau (un demi verre ou presque), et une cuillère à soupe de sucre.
Appuyez sur le bon bouton pour que le mixer mélange, mélange, mélange… et en fasse une super boule lise, ferme, et lourde…
alors ramassez dans le bol la jolie pâte, roulez la dans un peu de farine et laissez la se reposer (imaginez le voyage qu’elle vient de faire !!!) environ une demi-heure

Version pâte brisée ou sablée pour les blondes (mais bien bonne quand même !!! La pâte pas les blondes, rhoooooo)
La plus simple, et pas la moins bonne : y’a des pâtes extra toutes prêtes au rayon frais de votre super/hyper/mini marché(et je suis certaine que vous l’avez tous déjà vue !!!)

Quelque soit votre pâte, va falloir la faire précuire...

La crème au citron
là encore deux techniques
première technique possible, the must, mais the one where vous devez rester debout une demi-heure... c'est un choix gourmand, et possible.
1. Rapez la peau de deux ou trois citrons bien sûr non traités!! (si vous les insultez, vous ne savez pas de quoi ils sont capables au pressage...). Lâchez le tout dans une casserole, et ajoutez le jus de quatre citrons (les gens qui savent économiser sauront utiliser le jus des deux ou trois citrons déjà rapés, enfin j'dis ça... tout l'monde est pas simplet non plus...).
Ajoutez 120 à 150 g de sucre, et une cuillère à soupe de farine (tamisée!!! rhoooo; faut suivre!) ou bien de Maïzena, pour les puristes adeptes du plus léger qui se mélange vachement mieux en plus, c'est tout bénéf... mais bon,la farine ça marche, faut ps croire.
Chauffez le tout à feu tout doux (genre maxi deux/trois sur une plaque électrique).
2. Battez quatre oeufs au fouet! (ok, ça c'est mon côté sadique qui ressort, souvenez-vous des poivrons, mais en vérité, je fais ça très simplement à la fourchette, une légende qui tombe!)
3. Cette fois, prenez le fouet, et ajoutez les oeufs dans la casserole, à feu FORT, VIF ou dans ce genre-là... et remuez, remuez remuez, remuez, remuez... sans cesse
sinon ça prend au cul selon l'expression consacrée...
Normalement le mélange épaissit, ok, c'est pas forcément visible les deux premières minutes,mais j'ai dit que c'était long, non?
Lorsque c'est bien épaissi, ôtez du feu. (Et couper la plaque ou le gaz, inutile de se créer des emmer... même pour une crème au citron...)
Si vous choisissez cette technique, la pâte à tarte doit être cuite, et vous verserez la crème dessus.
La tarte est prête pour le meringuage.

Deuxième techniquedite "ça marche vachement bien aussi, et je m'en suis contentée des années, en adorant ma tarte au citron" (et c'est plus facile, et c'est moins long, etc, etc... (j'ai été blonde jusqu'à trente ans moi!)
Zestez trois citrons.
Mélangez 2 ou 3 oeufs, avec environ 75 g de beurre ramolli, et 100 g de sucre. Ajoutez les zestes, et le jus des trois citrons.
Verdez (c'est liquide) sur le fond de tarte précuit.
Faites cuire la tarte à four moyen (th 6/7, c'est à dire 180 à 210 °) au moins 20 minutes, le temps que la préparation citronnée épaississe un peu et devienne dorée, voire plus cuite, au choix. (Comme toujours, je laisse à votre envie, la marge pour exister).


La meringue
le truc qui tue, et qui fait qu'on vous croit super cuisinière (nan, cherchez pas c'est pas un super héros d'un nouveau film américain, je parle de VOUS, ben oui)
Le truc nécessaire? un super batteur
parce que bon, 'jai des biceps (eh oui); et des triceps (en cours), et un bon coup de poignet, mais les blancs en neige à la main, pffft
et oui, parce que la meringue, c'est rien que des blancs en neige!!!
Trois blancs, montés en neige avec une pincée de sel... et dès que vous sentez une petite fermeté, ajoutez lentement, en continant de battre, environ 90 à 100g de sucre.
Continuez à battre, à battre, à battre... la neige doit être ferme, ferme, ferme...
Mon p'tit truc que je vous dévoile? rhalala, z'êtes décidemment très exigeants! Ajoutez en même temps que le sucre, une bonne cuillère à café de levure...

Et là recouvrez la tarte avec les blancs, étalez doucement... et à la fin, technique finaude qui vous vaudra les compliments, reprenez votre fourchette de torture, et faites de chouettes vagues sur les blancs... comme les petites pointes des tartes au citron de la brasserie d'à -côté... ;-)
Faites donc cuire un peu, 7 à 12 minutes, à feu doux (c'est-à-dire, th. 2/3 ou 120 à 150 °)...

Laissez refroidir, puis posez dans le frigo quelques heures pour la servir fraîche, c'est tellement meilleur!!
Bon pour le vin, c'est la question piège à poser à votre caviste, le mien m'a dégotté un p'tit blanc sympa la dernière fois, mais bon...
avec un thé goût russe, c'est encore meilleur!!!
Vala, et si vous ratez avec ça... euh...
je peux rien pour vous
sinon vous filez la prochaine fois, ma super recette de salade de fraise et melon, encore plus inratable!!!

19:55 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : Lost in migration

17 mai 2006

des heures en cuisine

mais parfois ça vaut le coup!

des petites tartelettes pour l'apéritif

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des poivrons grillés à la feta et aux herbes (secret)
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des tagliatelles de courgettes, et un assaisonnement secret aussi

un plat épicé ensuite, du poulet mariné (cumin, piment, safran, ail, citron, curry, ...)
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et divers accompagnements (salade de concombre au yaourt, riz basmati au cumin, riz sauvage au curry...)

et des desserts à ma façon, là encore, recettes secrètes, non mais!
ma tarte au citron
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ma salade de fraises et melon, au coulis euh... secret!
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et tout le reste...
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... nous voilà 8 à tables

avec tous les invités qui jouent avec mes décos (glaçons, etc), et dévorent en quelques heures ce qu'il m'a fallu deux jours pour préparer...
et me voilà avec quatre énormes bouquets de fleurs dans l'appart, en pleine saison d'allergie...
l'est pas chouette la vie?



P.S. : bon mes secrets, euh... je les livre à qui les veut

18:30 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : Lost in migration

07 mai 2006

La révolution vient de l'est

Combien de fois ai-je parlé de mon cours de danse de salon, essentiellement pour vous détailler et faire le portrait du Fritos, un de mes fabuleux cavaliers...

Cette heure hebdomadaire de rock, cha cha et samba était une petite parenthèse, sinon enrichissante, du moins permettant de voir du monde et de souffler...
mais voilà, notre charmant professeur, un beau gosse, mais tout entier large comme mon bras, est parti dans le sud, en cours d'année...
qu'à cela ne tienne, l'association de quartier s'est mise en quête d'un remplaçant...
nous nous amusions déjà de cette recherche, car elle cachait l'un des aspects les moins plaisants d'une des dirigeantes, que nous surnommons Madame Picsou: tout plutôt que de nous rembourser le dernier trimestre!

Et voilà que juste avant les vacances de Pâques, elle nous annonce qu'elle nous a trouvé DEUX remplaçants!!! Et patati, sont très connus dans la région, et patata, viendront à tour de rôle, car ils sont très demandés, et patati, sont un couple, et patata, comment vous ne les connaissez pas?

Non, nous ne les connaissions pas... mais premier cours avec A., l'homme du couple.
A a un accent de l'est. Une chemise limite en tissus, et limite avec le col pelle à tarte et les smocks. A. a une coiffure de vieux beaux des années trente, ne manque que la gomina.
Au bout de vingt-cinq minutes d'explication sur ce qu'on apprendre ou pas, si on veut ou pas, et comme il peut, ou pas, mais c'est possible, ou pas, et enfin, on verra. Ou pas.
Au bout de vingt-cinq minutes donc, il finit par nous demander de lui montrer ce qu'on connaît déjà en rock.. nous voilà à danser donc, et là stop stop!! ça ne va pas du tout, vous ne faites pas tous la même chose

ben, euh, non. C'est vrai. Le prof précédent préférait qu'on ne prenne pas de mauvaises habitudes en gardant à l'année un enchaînement, et changeait donc souvent l'ordre des pas...
"ah oui ah oui, c'est possible. Mais je ne ferais pas comme ça, on commencera avec un enchaînement toujours le même, et lentement...."

Ah? Bon!
"Oui! mais ça ne va pas, ça va trop vite, on fera plus lentement, hein, c'est moins dangereux." Ah? bon...

Il prend une des danseuses, se fait expliquer quelques uns des pas.
"Stop stop!! non non, c'est be-bop ça, pas question!!! Stop! C'est be-bop, c'est américain... non non non, on ne fera pas ça..."

Ah? bon!
"non non, c'est américain, on peut hein, c'est possible, mais on ne fera pas"

Alors on reprend. "Stop; stop! cette figure là, non non, trop dangereux!! on ne fera pas!"

Ah bon? Trop dangereux de passer sous le bras de nos partenaires? Ah, bon...

mais euh... il reste quoi là?


"Bon alors on passe au chacha..."

Soit, et rebelote, montrage de nos capacités...

"Bon, on va rien changer hein, pour ne pas vous perdre, même si, bon...."
d'accord, ne rien changer, ça nous convient pour le moment. Sauf que...
sauf que...
au premier pas, nous avons comme un souci, et le disons.
"Ce n'est pas grave, faites comme moi", dit monsieur accent des pays de l'est.
Ah? Bon.
"Non non, comme moi, ça ne va pas, ça..."
mais on ne devait rien changer, non?
"Mais on ne change rien, voyons!!! Juste le pas de base"

Euh?

Comme me dit Fritos, pince sans rire, à l'oreille : "il doit être juge russe de patinage artistique, dans la vie!"

17:30 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : Lost in migration

27 avril 2006

Je ne sais pas...

je ne sais pas... mais ne riez pas, je ne sais pas :

- fumer, chaque fois que j'ai tenté j'ai crapoté, oui même pour les pétards qui tournent en fin de soirée

- reconnaître ma droite de ma gauche, surtout quand on les nomme, ou qu'on m'ordonne d'aller vers l'un ou l'autre... sinon je m'en sors, je ne suis pas mal latéralisée, je suis mal vocabularisée en latéralisation, nuance

- lire l'heure avec des aiguilles, enfin pas quand on me le demande expressément, sinon j'y arrive avec un effort de moins d'une seconde

- faire mes lacets, d'ailleurs à force de regarder tout le monde me les faire, je les fais à l'envers et ils ne tiennent pas, même s'ils sont bien plus élégants comme ça.

- mes tables de multiplications, parce que j'ai jamais voulu les apprendre, ben même comme ça, je suis dix fois plus rapide que les élèves, ce qui n'est pas forcément une victoire

- trouver le mot qu'il faut quand je le cherche, et pourtant y'en a toujours cent dans ma tête pour le remplacer

- frapper à la porte de quelqu'un, même un ami proche, sans avoir envie de fuir aussitôt

- quoi, il en faut d'autres? J'ai pas l'air assez ridicule là?

23:50 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : Lost in migration

22 mars 2006

Un autre regard sur ma ville...






















voilà comment je peux voir aussi ma ville. Ces photos ont été prises dans mon quartier, à seulement 200 à 300 mètres de celles de la note précédente, et en sachant, que le quartier où je vis est considéré comme résidentiel... ;-)

Et pour finir, un oeil sur la jolie colline au fond, sur laquelle, à plus d'un kilomètre se trouve le collège où je travaille, sachant cette fois, que mes chti neleves, viennent de 500 mètres derrière moi au moment de la photo sur une autre colline...





podcast

17:50 Publié dans Livre de sagesse | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : Lost in migration

18 mars 2006

Evreux

juste pour qu'on croit que c'est beau et intéressant ici... ;-)