20 octobre 2008
Aveu
Depuis toute petite, on m'a fait "faire" de la musique, résultat une dizaine d'années de solfège avec des profs nuls en pédagogie, 5 ans de violon, 8 ans de piano, 4 ans de hautbois, plus la satanée flûte à bec dans l'orchestre du collège (soprano, alto et ténor, siouplaît), ainsi qu'une belle guitare que je me suis fait offrir à un Noël, bien belle, peu usitée, et un clavier un peu plus utilisé, pour remplacer le piano que je n'ai pas...
Suis mélomane sinon bonne musicienne, et j'écoute (presque de tout).
Je touche à tout, comme dans tous les domaines, et en vrac passe chez nous de la musique classique, du jazz, du bon rock, et de la chanson française. Un peu moins des autres styles, et ni techno ni tekto, mais bon. Chacun ses goûts. Les miens restent relativement éclectiques, parfois pointus, parfois très populaires.
Concernant la musique classique, j'avoue un faible pour le Concerto pour Violon de Mendelssohn (le n°2 mais le 1 ne compte pas vraiment donc), les pièces de Satie (ben oui, quoi, suis pianiste), et les Kindertotenlieder de Mahler (très gais... ;-) )... avec un plaisir immense à retrouver très souvent les "Nuits dans un jardin d'Espagne" de De Falla ! Ajoutons quelques doses de Mozart (souvent), de Debussy ou de Brahms, et me voilà très contente...
n'empêche que rien ne vaut la voix de la Fitzgerald !
Et que je m'en retourne vers mes racines (parents soixante-huitards et accro à la chanson française) très souvent pour déguster Ferrat, Brel, Brassens, Barbara, Leforestier, Béranger, Souchon etc. auxquels j'ajoute mes propres choix désormais (Mano Solo, Bashung, Clarika, Gainsbourg, Aaron... j'en oublie).
Et puis il y a le rock... une vieille histoire d'amour, et sous (presque) toutes ses formes. Le rock, et le pop-rock. Des vieux Rolling Stones, Jethro Tull, Led Zep, et autres, en vinyl de mon père à de tous jeunots Strokes, Rakes, et compagnie, en passant par dEUs par exemple ou par Chris Isaak et Jeff Buckley depuis 15 à 20 ans ou encore des français comme Blankass et Dionysos... bref...
Sans oublier les Manu Chao, Murray Head, le folklore hongrois, et tous ces groupes cajuns louisianais, allemands et québécois, envoyés par les copains installés ailleurs dans le monde...
Avec tout ça, on pourrait se dire que coller les écouteurs du mp3 sur le ventre pour que bébé en profite pourrait l'amener à une culture musicale diversifiée, voire, sans me la jouer, qualifiée de "qualité"...
ce serait oublier un peu vite que très souvent, T.C. et moi glissons sur la platine CD, ou dans le lecteur de la voiture, un CD beaucoup moins glorieux, mais auquel on ne résiste pas... du genre de musique un peu "pompier", un peu "fanfare", avec abondance de flonflon et/ou synthé, de paillettes et de gimmicks...
oui je fais dans la guimauve, et je m'y vautre...
et le CD en question est celui des meilleurs titres d'ABBA...
J'aurais pu ne rien dire, mais je commence à avoir peur pour le bébé... ;-)
surtout que "Dancing Queen" me fait presque pleurer, "Lay all your love on me" me fait me trémousser et à deux nous chantons à tue-tête "I have a dream"...
La honte est complète, mais tellement plus légère d'avoir été ici avouée !!

17:02 Publié dans Livre de Till | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : abba, musique, honte
30 août 2007
Dans le Kafka jusqu'au cou...
croyez-le, ne le croyez pas... vous avez désormais affaire à une brigade ASH...
vous me direz, ça n'a pas de sens pour nous, alors la belle affaire ? J'y viens...
En quelques mots, voici le topo :
1. je demande ma mutation en novembre/décembre 2006, par "mutations informatiques"... ce qui signifie en vérité : enregistrer sa demande sur internet, sur un serveur éducation nationale, pour sortir de son département vers le département voulu (suis prof des écoles, système différents des autres professeurs). Le dit serveur existe officiellement pour gérer comme un grand toutes les demandes, et justement faire les choses dans les règles... dans la confidentialité, l'égalité, et surtout sans intervention humaine qui pourrait outrepasser certains droits... et puis c'est tellement plus rapide, et plus simple par informatique !
Enfin, c'est dans ce type d'idées qu'on nous a présenté les choses, en rendant cette démarche obligatoire pour toute mutation.
2. je dois signer un papier en janvier 2007 auprès de mon Inspection Académique, assurant que je demande bien ce que je demande par internet, (sic), et ahem, où est désormais la confidentialité ?
Sur le dit papier, je dois rajouter quelques éléments personnels et professionnels... ahem, et où est désormais l'égalité de traitement ?
Je renvoie le papier. Euh... il lit les papiers, le serveur informatique du ministère ?
3. Début avril 2007, je peux consulter le serveur pour ma réponse. Ce qu'il est long, le serveur... c'est vrai qu'on est nombreux en France (un bon million, il paraît), mais on ne demande pas tous notre mutation, si ? Ah bon.
Le serveur m'annonce que je n'ai pas ma mutation. Soit.
4. J'ai encore la vieille méthode sous le coude : demander exeat et ineat, soit demander une autorisation de sortie de mon département à mon inspecteur d'Académie, et une autorisation d'entrée dans le département à l'Inspecteur d'Académie de l'autre département... c'était la formule habituelle, et je comprends qu'on soit passé à l'ordi et le net... même si ce n'est pas plus rapide... ;-). Je prépare mes deux lettres, je les envoie en mai 2007.
5. Fin juin 2007, réunion à l'Inspection Académique, où l'inspecteur d'Académie décrète d'entrée de jeu auprès des "partenaires sociaux" (hihi, journalisme de comptoir, non ?), que pour ne pas déséquilibrer l'Académie, et une seule personne arrivant de l'autre département, il n'en laissera sortir qu'une, point barre, et qu'on n'y revienne pas, passons aux cas suivants...
Ce qui signifie, que je n'ai pas ma mutation... nous sommes une bonne trentaine dans ce cas, je n'ai pas le plus d'ancienneté, je n'ai pas d'enfants avec un conjoint dans l'autre département, je n'ai pas de maison dans l'autre département, et mon conjoint et moi n'avons même pas le droit de justifier administrativement de notre concubinage... tout juste ai-je une grand-mère de 81 dans l'autre département, mais elle pète la forme !
6. Ce genre de refus n'est pas annoncé officiellement, pas de courrier, pas de mail sur le fabuleux serveur qui-simplifie-tout... tout juste un mot des syndicats, qui te disent que c'est tout foutu...
Côté boulot, pas de nouvelle non plus sur le poste où tu es, donc tu t'engages dans des projets sympas pour les élèves à la rentrée 2007, et tu choisis avec tes collègues, la répartition des classes et des matières, etc... (je rappelle que j'étais sur un poste spécialisé, fonctionnement donc à part des classes ordinaires)... de toutes façons, côté supérieurs hiérarchiques, ne fait aucun doute non plus que tu seras là à la rentrée prochaine...
7. Tu pars en vacances en Allemagne, tu as fait plus ou moins ton deuil, d'une année supplémentaire à 120 bornes de là où tu voudrais être... et tu reçois un appel le 28 juillet, "j'ouvre ton courrier pour toi ? Ca a l'air important ?"... le département t'annonce que puisque tu arrives chez eux, il faut émettre quelques voeux géographiques et de type de postes avant le 18 juillet (sic), pour qu'ils répartissent les arrivants, et les non servis sur ce qui reste (peau de chagrin). Euh... attendez là, je ne comprends plus...
8. Au retour, tu as un courrier de ta mutuelle, qui te dit qu'ils ne s'occupent plus de toi, puisque tu es partie... ah ouais ? tout le monde est au courant avant moi, quoi ?
9. Tu passes quand même dans ton inspection académique, celle qui voulait te garder à force forcée... et on te dit, avec un grand sourire "mais oui, c'est pas merveilleux ? Vous partez !! Comment ça vous ne le savez pas ? Ah... mais votre dossier est déjà parti !"... "ah ben oui, ça doit être votre inspecteur de circonscription qui a les papiers, et qui bloque pour le moment, il vous les enverra..."
10. alors tu tentes de rattraper le retard, en envoyant les papiers demandés,etc...
on est courant août, et tu gères l'urgence: déménager ou pas ? Et quand ?
Et prévenir tout le monde !
11. "Vous connaîtrez votre poste après la réunion sur le serveur, le 28 août !". Bien Madame.
12. Clic clic sur le serveur : "fermé jusqu'au 28 août inclus"
13. Le 28, appel au syndicat, qui lui a une réponse à me fournir, ouf ! Mais évidemment, ce n'est pas "officiel"... donc retour sur le serveur : "fermé, etc, etc..."
14. Appel à l'Inspection Académique, où on vous le dit sans vous le dire puisque vous ne devez pas le savoir comme ça mais officiellement par courrier mais peut-être pas à temps avant la rentrée mais bon... de toutes façons, y'a le serveur... ah ben oui ! Suis-je bête !
15. Le 29 août : vérification sur les sites des Inspections Académiques, et de l'Académie carrément : "après la réunion, ce sera à vous d'aller consulter le serveur pour connaître votre poste, s'il y en a un"
16. Ah ben retour sur le serveur : super, il fonctionne !! Il est de retour de vacances !
Du courrier ? Que dalle.
Des changements de situations ? Des clous !
Une nouvelle affectation ? Même pas, suis toujours affectée à mon ancien poste dans mon ancien département...
17. Appel de mon directeur de Segpa : dis donc, je trouvais que la rentrée s'annonçait bien, sans souci... et j'apprends que tu aurais ta mut ? (par un collègue que j'avais appelé, NDLR, pas par la voie hiérarchique)... personne n'est au courant ici, j'ai appelé Machin (l'inspecteur de circonscription dont on dépend), il n'est pas au courant... (ben pourtant, on m'a certifié que c'est lui qui bloquait une partie des papiers que je n'ai pas reçu pour m'annoncer que je partais, hein... comme quoi... ils se défilent tous)
18. Nous sommes le 30 août : toujours rien de neuf sur le serveur...
mais c'est bien lui qui doit m'indiquer mon nouveau poste pour lundi, de façon officielle, sans autre recours... et c'est lui encore qui sait pour moi.
Et puis de toutes façons, de quoi je me plains ? La réunion avait lieu le 28, et les résultats étaient consultables le 28 sur un serveur fermé jusqu'au 28 inclus...
19. Je suis brigade ASH... a priori, a priori... mais qui sait ?
Ce que cela signifie ?
Une autre fois, si vous voulez bien... ;-)
10:05 Publié dans Livre de Till | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
18 juillet 2007
Séjour...
... linguistique, pédagogique, culturel, sportif...?
Je file en Allemagne dès cet aprem, accompagnant avec un copain, un groupe de 20 adolescents.
Je file disons-le, voir les copains allemands de plus de 20 ans !
Tout le séjour se fait dans le cadre d'un jumelage, et à part la responsabilité du groupe, les horaires difficiles (attendre qu'ils soient tous rentrés après 23 h, être là avant eux le matin pour les activités, ne pas louper les trains, et leur faire attacher leurs ceintures dans les bus...), et la fatigue inhérente à des trajets de plus de 12/13h en train de nuit, je devrais pouvoir bien profiter des potes allemands... et donc voir ce séjour comme des "presque" vacances...
d'autant que tout cela se fait surtout en tant qu'accompagnateur/personne de confiance/encadrant, et non animateur...
d'autant que désormais, la différence d'âge, fait que les jeunes ne viennent pas toujours vers nous, si vraiment, ils n'ont pas quelque chose à demander qui leur semble important ...
Pour avoir fait ce voyage en tant que jeun, il y a plus de 20 ans, avec des "encadrants" qui avaient deux ans de plus que moi c'est tout, et picolaient comme des malades devant nous, et n'étaient pas fiables... je sais que pour nos jeunes, avoir des accompagnateurs de plus de 30 ans, c'est pas drôle, mais ils ne savent pas à quel point c'est mieux pour eux, ;-)
Et après tout, ils sont 20, ils ne manqueront pas de copains à qui parler pendant ces 11 jours ensemble... et finalement, ne pas être "leur" pote, ça met la distance nécessaire en cas de problème à régler, et ça pose aussi les limites plus facilement. Nous ne sommes pas là pour les ennuyer avec des obligations et des interdictions stricts, mais pour veiller... c'est déjà pas mal, ou un moindre mal, ;-)
Till repart dans sa patrie !!! ;-)
A très bientôt tout le monde, Geniess die Zeit !
(carpe diem)
Et pour une fin de mois de juillet, que puis-je vous souhaiter ?
Que la météo vous soit favorable, que le président prenne des vacances, et que les routes soient sûres !
11:10 Publié dans Livre de Till | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
20 février 2007
Débats en campagne (3)
Aujourd'hui un thème volontièrement choquant...
... mais très important !!! Et encore oublié des débats :
"A-t-on le droit de mettre son pied au c... des p'tits chiens qui puent ?"
Et cette fois, libre cours à vos avis éclairés, ;-)
18:53 Publié dans Livre de Till | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
11 février 2007
Débats en campagne (2)
Suite donc, en ce grand jour, où un des candidats principaux vient de nous livrer son programme, je continue ma propre tournée de débats participatifs, et je ne suis pas certaine que le résultat sera moins bien,
donc, thème du jour, attention, primordial, voire vital !
"Feriez-vous de préférence la sieste au pied d'un sureau ou d'un charme ?"
Attention, on ne dévie pas le débat sur un autre arbre, hein, je vous fais confiance pour rester dans les limites raisonnables prescrites par le sujet du jour, afin que la conversation ne devienne pas un "pour ou contre les arbres au bord des routes", ou un "des pommiers dans les écoles, comment bien viser les profs", ou encore un "qui doit céder le pas, la racine d'arbre ou le trottoir... ?", tout cela serait bien entendu trop politique, et ferait trop réfléchir.
Attention encore, je ne veux pas de jeux de mots graveleux sur l'association charme/sieste ! Non mais !!
Au bouleau ! (hihi)
22:50 Publié dans Livre de Till | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
04 février 2007
Débats en campagne (1)
Qu'il ne soit pas dit que Till n'aura pas mêlé son grain de sel à la campagne à venir...
... et comme nombre de sujets intéressants n'y sont pas traités, comme nombre de thèmes vitaux sont évités, et comme nombre de points importants sont tus, me voilà pour assurer cette continuité pépère, de débats non-sense dans la plus pure tradition...
Alors, aujourd'hui, premier thème proposé : "doit-on nettoyer le filtre du sèche-linge juste après l'avoir vidé du linge sec, ou juste avant de mettre la tournée suivante ??"
J'attends vos propositions au débat, et que personne ne se défile sur le thème "je n'ai pas de sèche-linge" ce qui reviendrait à un mesquin "je m'abstiens de donner mon avis sur ce point crucial"... non mais !! Il faut se lancer dans la vie !
thèmes à venir les jours suivants : "vrai gruyère ou tranchettes dans les croque-monsieur", "mettre la chaussure droite ou la gauche en premier", suivi de "enfiler ses chaussures puis les lacer, ou bien chaque chaussure à son tour, de l'enfilage aux lacets", "chasser les araignées, trois techniques : la chaussure, le balai, l'aspirateur...", "faut-il une loi pour obliger les gens à laver leurs chiens qui puent (ça marche aussi pour les chats, les hamsters, les lapins nains, etc)", " doit-on s'essuyer les pieds avant d'entrer dans une voiture", "peigner la girafe ou regarder la poutre dans l'oeil du voisin"... voilà qui devrait déjà vous permettre de réfléchir avant les discussions, pour avancer des arguments construits et posés, et non tape-à-l'oeil...
A vos cerveaux !!
23:10 Publié dans Livre de Till | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
20 septembre 2006
Connasse
Bien sûr, elle m'a toujours déplu. Elle n'a rien fait pour, mais ses airs de duchesse, à la hauteur de la cheville de laquelle je ne pouvais prétendre arriver m'ont toujours passablement irritée.
Mais bah, collège d'élite, profs à l'ancienneté incontestable, forcément.
Et Segpa, donc moins que rien de prof.
L'équation était simple.
Rien à voir n'est-ce pas, avec ses déhanchés de mannequin anorexique et ses plaintes pittoresques de bourgeoise évaporée. Du vrai théâtre de boulevard, dont elle n'était pas actrice, hélas, mais preuve vivante de son existence dans la vie réelle.
Rien à voir avec ses remarques d'une naïveté confondante, à la fois signe d'oeillères surdéveloppées quant au monde qui l'entoure, et de manque de recul sur sa propre personne.
Soit, elle m'a toujours profondément déplu.
Et d'ailleurs, à part les politesses d'usage, nous ne nous parlions pas.
A part ça, au bénéfice du doute, j'ai toujours songé qu'elle devait être quelqu'un d'un minimum renseignée et à la page au moins pour les disciplines qui la concernent. Elle enseigne l'Histoire, la Géographie et l'Education Civique. Sans rien savoir d'autre que les âneries qu'elle débite d'un air convaincu, rien ne me laissait penser qu'elle puisse ne pas être à la hauteur. Et même, qui suis-je pour en juger ?
Et d'ailleurs, qu'aurais-je fait ?
Et bien c'est clair désormais, j'aurais fait ma méchante. Et je sais très bien faire.
Petit tour vendredi matin en salle de prof, et je parle avec mon collègue, le mien, celui qu'est à moi et c'est tout... je veux dire, un collègue de la Segpa, présent depuis plus de 15 ans, et donc avec qui j'ai partagé bien des élèves.
"J'ai vu A. en ville ce midi", dis-je avec un grand sourire, "et il m'a salué". A. est le frère aîné de mon H. favori.
"Pourtant, le chef (notre collègue dirlo) m'a dit qu'il était en prison ... et que H. lui en avait parlé...". Inquiétude partagée entre mon collègue et moi, au sujet de nos deux lascars, le H. et le A.
Et pas loin de nous tout à coup, un "eh ben !!" méprisant. Nous ne relevons pas.
"tant mieux, hein, parce que bon... avec tout ce qu'il avait fait déjà pour rien...", le collègue acquièsce. A. c'est notre déception, et aussi un de nos coups de coeur. Un gamin chouette et intelligent, comme son p'tit frère H. Mais voyou. Mais surtout très emporté. Calme, toujours calme. Jusqu'au moment où il pète un câble, parce qu'on le provoque un peu trop, et peut alors casser la figure de tout le monde...
Bref, un manque de cadrage parfois, un manque de limites aussi, mais un chouette môme dans le fond.
Et là, près de nous, un "eh ben, enfin, on ne fait pas de la prison pour rien ! Il a forcément fait quelque chose.".
Echange de regards avec mon collègue, haussements de sourcils, et puis merde. "Si, c'est ce qui lui est arrivé. Il est tombé pour un autre, et la justice l'a reconnu !
- oui, enfin, il est tombé parce qu'il avait fait quelque chose...
- non, la justice lui a même versé une indemnité pendant un an, pour le temps de prison qu'il a fait pour rien".
Cette fois, nous la dévisageons carrément, un peu interloqués. C'est vrai quoi, de quoi j'me mêle !! Qui lui a demandé de rentrer dans la conversation ?
"Ah oui ?" reprend-t-elle, petit sourire suffisant, "on peut être innocent en prison ?"
"mais enfin", je tente, "et ceux qui font de la préventive ?
- eh bien, ils sont en prison pour quelque chose voyons !" assène-t-elle, on ne lui fait pas à elle.
Echange de regards avec mon collègue, on se sent dépassés et désemparés, devant tant de connerie.
"Mais bien sûr, et ceux qui font de la préventive en attente de jugement pendant deux ans, et qui sont reconnus innocents ensuite, ils n'existent pas ? Ou ils ont forcément fait quelque chose ?
- ah oui, ça existe ça ? Des gens qui font de la prison aussi longtemps avant d'être jugés ? Et qui n'auraient rien fait ?", moue dubitative, remise en question des nos arguments d'un air suffisant.
Et elle enseigne à vos enfants l'Education Civique, au programme de laquelle figure en bonne place le fonctionnement de la justice.
Ah oui, détail non négligeable, elle n'a pas 20 ou 25 ans... elle a même plus du double... juste pour info, pour signaler que non, ce n'est pas une de ces quelques jeunes qui entrent désormais dans l'Education Nationale sans rien connaître à rien, mais prêts à l'enseigner... ben oui, il y en a aussi.
Non non, elle enseigne le tout depuis plus de 20 ans déjà...
... connasse !!
humeur du jour : énervée, mais bon, j'ai abusé de la caféine
émotion : circonspecte, mais débordement d'amour dans le coeur. Plan Q et love. Recette éprouvée, mais idéale.
projet en cours : repos !
pensées : pas très importantes aujourd'hui, mais nombreuses.
hommage : au premier ministre hongrois, très fort !
mot du jour : junte - putsch -
et phrase du jour : mais non, on ne gardera pas le pouvoir, disent les militaires thaïlandais...
taux de procrastination : 0 %, je ne procrastine pas, je me repose !!
bande-son actuelle : Sibylle Baier, à découvrir
21:10 Publié dans Livre de Till | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
03 mai 2006
c'est le mois de mai...
c'est le mois de la nouvelle saison des parisiens chez nous...
et comment reconnaît-on un parisien en Normandie?
c'est le seul qui porte des bottes en caoutchouc et un ciré!
22:25 Publié dans Livre de Till | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : Lost in migration

