17 décembre 2008
ma jolie Louise*
Bonjour !
je m'appelle Louise et je suis née le 08 décembre 2008 à 0h02. A ce moment-là, j'étais toute bleue, et je ne respirais pas. Maman a vu une paire de fesses bleues et cru voir que j'étais un gars. Papa n'a rien vu, et l'a crue... ils m'attendaient impatients, pendant que je criais dans une autre pièce avec plein de gens autour de moi. J'ai commencé par respirer l'air des montagnes, pour une pure normande, c'est quand même étrange.
Papa a enfin eu le droit de venir me voir, et s'est vite aperçu que j'étais une fille, tant mieux pour moi, sinon ils m'auraient appelé Henri, ce qui pour une fille n'est quand même pas le mieux venu !

Bon évidemment, je suis moins bleue, mais encore un peu violette : j'ai tout du schtroumpf d'après ma tante Heights. Rassurez-vous j'ai très vite pris la couleur de mes parents : sang de navet ! Normande, vous dis-je, pur sucre de betterave !
Et puis, voilà, j'ai passé quelques jours à la maternité avec ma mère :


et je suis rentrée à la maison de mes parents...

d'où je trouve enfin 5 minutes pour venir vous saluer et vous remercier de vos messages, et c'est difficile croyez-moi ! Entre les coups de fils des grands-parents, parents, amis, tous les messages facebook, le courrier de star, les visites avec cadeaux en continu (et encore, les plus proches habitent à une heure de route, sinon ce serait le défilé!), et ma p'tite vie à moi quand même (tétée toutes les trois heures pendant une demi-heure, couche et soins...), vous n'imaginez pas comme je suis débordée !
Mais la blogosphère méritait bien quelques nouvelles !!

* ce n'est pas que je veuille me vanter, non non non, c'est le titre de la chanson de Daniel Lanoie que maman me chante tout le temps ! Et j'aime ça ;-)
14:53 Publié dans Livre des émotions | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : louise, naissance, premiers jours
28 juin 2008
Malaise
En pleine période d'allergie, et sans le droit aux antihistaminiques pour cause de haricot dans l'vent', on m'autorise quand même un collyre, et un "pschitt" pour le nez... lesquels sont à renouveler tous les dix ou quinze jours, et coûtent près de 8 euros chaque, car considérés désormais comme médicaments de confort...
Peu importe, sans autre traitement, je prends. Je prends les médicaments qui assurent quelques minutes sans éternuements et arrachage de poumons dans la journée, et je prends en charge les frais. J't'en ficherais du confort...
Et puis, et puis, la dernière fois que je vais renouveler le collyre, je ne paye rien. Pas un centime. J'ai un doute. Je demande au pharmacien de vérifier. Il m'assure qu'il n'y a rien à payer, me demande si j'ai changé de mutuelle, etc. Mais non.
Je reste sur cette interrogation. Me dit que de toutes façons, on saura toujours me retrouver, s'il s'agit de me faire payer. Bref.
Et puis, au fil des jours, et des analyses diverses, des courriers de ma mutuelle et des examens obligatoires; l'évidence : grossesse = 100 %
Et depuis trois jours que je réalise exactement ce que cela signifie, gros malaise chez moi.
Non que je sois riche, mais je peux payer à l'occasion, les 5 à 10 % habituels sur mes visites, examens, et médicaments. Oh, je ne crache pas sur la prise en charge totale (et non la gratuité, ce n'est pas franchement le même principe)... mais cela me gêne.
L'impression de profiter.
L'impression de voler à qui en a vraiment besoin.
L'impression d'une injustice flagrante.
D'une erreur.
On aura beau m'objecter que c'est pour le bébé, et pour que je puisse vivre sereinement ma grossesse (le beau poncif !)... je préfèrerais mille fois continuer sur le même registre de remboursement, et savoir que tous en profitent de la même façon.
Et non, ce n'est pas une manière détournée de faire dans le mielleux et le sous caritatif de coeur.
Mais je ne suis pas devenue handicapée, je ne suis pas affectée d'une longue maladie, ou d'une maladie comme le diabète, etc, bref nécessitant des soins réguliers et à long terme.
Seul mon état a changé, et il est provisoire. Je ne suis pas en mauvaise santé, je suis juste presque deux.
Comment justifier que tout soit pris en charge à 100 %, quand nombre de gamins dans ce pays ne peuvent plus se soigner correctement ?
Et puis à tout choisir, et en restant purement égoïste, pourquoi ne serais-je pas mieux remboursée des autres soins le reste du temps, plutôt que de l'être totalement juste en ce moment ?
Il me manque des dents, que je ne peux remplacer car trop cher, et changer de lunettes me demande des économies de plusieurs mois...
Où est la logique ? Où est le bon sens ?
Où est la justice là-dedans ?
21:21 Publié dans Livre des émotions | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
13 juillet 2007
Bord de mer, plein nord, 20°
D'abord, il y a ce parking, quasi vide, si peu de parisiens, qu'on croirait un mois d'octobre, quand l'invasion vient à refluer... et sur ce parking, des places sans se battre, près des escaliers de la digue... le moteur qu'on arrête après vérification de la température; 24 °, qui n'indique pas le vent. Le moteur qu'on arrête, mais sans sortir encore, on prépare le mp3, on attrape la bouteille thermos, et on enfile son pull à capuche.
Et il y a l'escalier, sans odeur de mer, le vent ne vient pas ainsi, il gifle, il file, il ramasse des écumes de sable, de larges bandes volantes, en un aileron à ras du sol, des milliers de grains flottant comme une brume sur la plage...
ces plages de galets que la main de l'homme, en transformant le paysage côtier, et déviant les courants marins, a fait devenir des plages de sables. On croirait le Nord. On croirait le Calvados.
Mais il reste trois mètres de dénivelé en galets, pur souche. Du dur, du vrai. La poussière de galet est plus dure que le diamant. Un vrai rendement pour l'industrie.
Trois mètres de galets qui dévalent jusqu'au sable, deux mètres en dessous de soi, parce qu'on s'installe sur le muret de la digue, large, bétonné, presque confortable...
On se sert un thé vert à la menthe, les feuilles moins fraîches sont au fond de la thermos depuis deux heures. On allume le mp3, et sous la capuche, on glisse les écouteurs bien coincés dans les oreilles. Au chaud.
Devant les galets, s'étend le sable, marée basse... le sable au plein air, brillant sous le soleil, s'assombrissant avec les nuages. Le sable sous l'eau aussi, légères cuvettes encore emplies ou souvent rigoles des petits fleuves qui descendent des valleuses et se jettent devant nous dans la mer... des petits fleuves, oui, de quelques kilomètres...
La mer ensuite...
d'abord une bande d'écume, qui tente d'attaquer les bancs de sable, une vieille habitude sans doute, qui ne se perd pas, alors qu'il n'y a pas un seul galet à faire rouler, à peine une carcasse de crabe.
et puis, une large bande beige... peu profonde, qui, indolente, pousse les vagues à se jeter en écume... une vieille mer qui se meurt sur la côte.
Et puis le nacre. Large aussi, déchiqueté par des bandes bleu roi. Du nacre illisible. A donner le frisson. Glauque, de couleur glauque, parfois nacre en fait. Tout dépend des jeux du ciel. Et le ciel est joueur ici.
Pas un impressionniste pour réussir à le domestiquer, tout juste capturé pour quelques minutes, pour une toile, plus valable la minute qui suit.
Nacre et glauque, vert léger, entre le vert tendre du printemps que la neige tenterait d'étouffer, et celui d'une morve bien sale et dégoulinante... une mer plus jeune, et plus effrayante...
mais comme des déchirures dans son ondoiement, le bleu roi des profondeurs vient s'immiscer, sans règle, sans loi. Il glisse comme les kitesurfs à sa surface, et pénètre largement ou subtilement le vert à vomir.
Et après le bleu roi, revient encore le vert... la plage est longue désormais, sous la mer, et plane... le plateau continental dure longtemps, assez pour d'autres entre coupures de bleu dur.
et là, enfin, un bleu marine, scintillant, à perte de vue... on s'y arrache la vue à l'horizon sur la ligne dorée, derrière laquelle, sans doute, il y a l'Angleterre, mais qui chercherait à regarder ?
Et la plage ? La plage... au loin, des rochers qui se prélassent, quelques mètres après les chutes de calcaire et de silex des falaises.
Lesquelles ne sont pas blanches, sauf à s'être vautrées moins d'une semaine plus tôt, dans l'eau... à s'être fait mettre à bas par l'eau ... qui sait qui décide ?
Les falaises sont rouillées, chapeautées de prairies vert normand, celui qui dure malgré canicules et sècheresses, tout l'été, tout l'hiver...
Les falaises sont rouillées, et toujours plus courtes, tailladées droites, par à-coups, à grands coups de ciseaux de sculpteur ivre, mais souillées de la terre qui suinte,
qui coule, qui les maquille, ocres et brunes... avec des paillettes de silex qui renvoient le soleil, à l'occasion...
un soleil d'occasion qui perce. Parfois.
Les falaises sont petites, à peine sept ou huit mètres peut-être. Elles font face. Orgueilleuses et déplacées.
Et la valleuse ? Un grand marais de pré salé, descendant du plateau, inhabitable, inhabité. Un château niché plus loin, là où la terre n'est pas encore mangée par la mer. Là où la terre est salée, parfumée, mais compacte encore assez.
Sur la plage... des grands parents en imperméables, avec les petits enfants en ciré et bottes. Des parents en shorts, avec des enfants en combi, l'eau est froide.
Des kites surf au ras de l'eau, des surfeurs... dans l'eau. Des planches, des surfs.
Des mouettes, en bande, silencieuses. S'acharnent sur les crabes. Les restes. Marchent.
des joueurs de boules aussi.
Et des pêcheurs.
Le maître nageur. Quelque promeneurs.
Des kilomètres de sable, pas même quarante personnes. Un chien.
Mon thé, resservi deux fois. Refroidi la troisième fois. Trop envie de faire pipi.
Une photo ? Non, des dizaines. Aucune ne rend comme il le faudrait, les nuages de sable qui file à vive allure sur la plage, le fleuve qui se jette en méandres creusés dans le sable, et sépare nageurs et pêcheurs...
La trouée de soleil, là-bas, sur une autre plage, dans cette autre valleuse, encore plus au nord.
L'orage qui ne gronde pas mais avance, là-bas, de l'autre côté, à l'ouest...
un autre ciel joueur, qui bouge, mutation continue.
Un ciel bleu ciel maintenant au-dessus de la tête.
Il fait chaud. Quand il n'y a pas de vent.
Le vent... rentrée la thermos, rentré le mp3... la voiture est refermée. Des milliers de mouchettes d'orage sont collées sur le parebrise.
Un dernier regard sur la mer. Tout a encore changé. Le paysage, le ciel, tout.
Et aujourd'hui ?
C'est encore autre chose.
16:10 Publié dans Livre des émotions | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
28 juillet 2006
Giant Jack is on my back
Tentative évacuation Ours en cours.
Long. Douloureux. Où est le serrement, le ventre qui se tord, les yeux qui ne peuvent que ciller?
Est-ce si facile que ça.
Presque tuée.
Mais à force d'être tuée plusieurs fois, on meurt moins fort et moins longtemps.
S'habituer même à la disparition de la souffrance.
S'habituer à désaimer aussi fort que cela a pu naître dans l'autre sens.
Evacuer. Fermer la fenêtre, avec le coeur qui cogne quand même tout contre le verre.
Retirer les éclats, même pas mal.
Ca ne tue pas, ça ne tue plus.
Reste à ôter le poing coincé fort dans la vitre cassée.
Oter celui qui baillonne la gorge, pour étouffer les cris.
Et peut-être respirer.
respirer, respirer... la première bouffée d'air est la plus dure. Et une encore, et une autre... quelques pas, minuscules. Coeur sous ventoline. Poussée à marcher. Mais marcher quand même.
Humeur de la nuit : intéressée, intéressée, non, pas vénale! Intéressée par tout ce qui arrive.
Bande-son de l'instant : Giant Jack, Dionysos... pour faire les deuils, Giant Jack, c'est le meilleur.
Promesse : je raconterais les dix jours de jumelage. Et peut-être autre chose. Ou pas.
Mots du moment : Capsule Dich doch selbst !! et ohne Schlumpfe Tag... moule frites aussi, et para-tonnerre.
02:15 Publié dans Livre des émotions | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
18 juillet 2006
Ma petite nièce
Il en est des liens de famille comme du reste chez moi, bousillés ou à la rue, avec des fragments distendus qui maintiennent une vision extérieure quasi ordinaire aux yeux qui ne savent voir...
Et il existe ces liens étranges qu'on tisse en quelques jours, rapides, en quelques regards ou quelques mots. Sans même être amis, sans même vivre autre chose que des papotages parfois très légers, un courant passe qu'on ne peut prévoir, un lien du coeur ne tenant qu'à un fil...
Meine kleine Nichte, ma petite nièce... a 20 ans, autant dire qu'elle n'a pas l'âge de ma nièce réelle, petite poupée de 6 ans.
Et comme cette présentation l'indique, elle est allemande...
Ce n'est pas faute de ne connaître personne là-bas, et je l'ai déjà raconté mille fois... il se trouve pourtant que je ne l'avais jamais vu avant l'été dernier. Une jeune fille toute simple, gentille, généreuse et intelligente, une môme adorable...
et quelques jours passent là-bas, qui font revoir les vieux potes, ceux de toujours, ceux des fêtes passées, et elle est là aussi, à partager avec nous, complice toujours des traquenards de la nuit, et des fous rires, des moments plaisants, et des retours difficiles...
Rien ne s'explique qui puisse faire comprendre ce qui se crée ainsi, et rien n'existe qui soit déjà vécu. C'est ainsi. Suis trop jeune pour être un substitut maternel, dont elle n'a pas besoin, elle est bien plus équilibrée que je ne le serais jamais, et j'ai assez de potes et d'amis sur place, pour ne pas rechercher une compagnie supplémentaire.
Pourtant, entre l'espace laissé par les générations et l'âge, les fêtes des ados que nous encadrons, et nos after, entre anciens, déjantées et explosives, on se crée cette complicité qui reste, flottante et légère, entre quelques regards, et plus rarement quelques mots.
Et un soir, une nuit plutôt, dans une de ces fêtes où le plaisir ne fait pas oublier la tension présente, tension des histoires passées, pas disparues, Lars est là.
Et le sourire de S. le lendemain m'amuse, elle n'a pas eu besoin d'explications pour saisir le fond de tout ça... pas eu besoin des mots clairs de ceux présents dix ans plus tôt pour voir, ce qui reste à voir. Il y a eu un "Lars et moi", un jour, dans une autre vie, il y a eu des années à y penser de part et d'autres, et il y a toujours aujourd'hui, la fille de Lars qui porte mon prénom.
Et c'est S., amusée, qui finit par m'expliquer, qu'elle est en famille avec Lars,... et à rencontrer sa mère quelques jours plus tard, cela ne fait aucun doute.
C'est également tout sourire, que nous constatons, qu'après tout, tout s'explique, si nous nous entendons à demi mots, c'est que quelque part, dans une dimension parallèle, nous sommes en famille. Elle aurait pu, oui, être ma nièce...
Nous n'avons c'est vrai, absolument pas besoin, de ce "peut-être" entre nous, pour nous entendre... mais ce "peut-être" met juste ce qu'il faut d'amusement, pour poser une justification inutile au côté magique de notre complicité...
et même sans nouvelle depuis des mois, c'est encore d'un "deine kleine Nichte", qu'elle signe son dernier mail avant son arrivée vendredi...
Humeur du jour : tout sourire, c'est rare, mais après un week-end très agréable, et les retrouvailles msn avec certains blogueurs, encore sourire, et avec les perspectives des quelques jours franco-allemands à venir, toujours sourire...
Promesse : nan, j'ai pas oublié, je mettrais ma recette de salade de fraises en ligne un de ces jours... au moins pour l'Elfe Rouge
Bande-son actuelle : Dionysos, "déguisé en pas moi", parce que ça m'arrive souvent, et parce qu'Annnieday va adorer, oh oui! Et désolée, le boulot de mes chtineleves n'est toujours pas en ligne, la faute au responsable info, pas à la blonde de service.
Côté Ours : pas de nouvelles, pas de nouvelles! ;-), et puis quoi, on fait avec... et ça n'empêche pas l'humeur du jour d'être ce qu'elle est... ;-)
14:55 Publié dans Livre des émotions | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
15 juin 2006
Oublier, oublier
On oublie comment?
On oublie pourquoi? Aucune envie d'oublier, c'est déjà une chose, mais surtout aucun moyen.
Il me semble toujours que c'est un petit meurtre que de se débarrasser d'une intimité. Un meutre qui donne parfois naissance à d'autres intimités plus douces ou plus violentes, plus riches ou plus tentantes. Mais réussir à être intimes, et je ne parle pas que de l'intimité sexuelle, c'est une construction déjà si longue, et si forte, parfois difficile, que s'en séparer du jour au lendemain, sans un regard en arrière me semble toujours étrange, et étranger à moi-même. Aucune raison donc, de pouvoir légitimement espérer être capable de passer outre, il faudra bien pourtant.
Reste qu'on tente ce qu'on peut pour s'en sortir, y compris, de chercher des rituels pour y aider, des trucs de sorcière (ouais, le retour d'Ourse-Sage), des rituels quels qu'ils soient...
y compris ce rituel,
rituel qui ne doit être fait que par un chrétien (ben mince, j'en ai aucun sous la main, et j'en connais vraiment très peu),
rituel qui doit être fait en pensant à un "saint auquel on serait proche", ok, mais déjà je connais aucun saint personnellement, et de plus, je ne sais pas comment je pourrais être proche de lui d'une façon "auquel": auquel on serait proche de mettre un coup de pied au cul? auquel on serait proche de reprocher d'être un saint? auquel on serait proche de donner le sein?
rituel qui commande d'être exécuté en "fessant une prière", et là gros souci. Déjà, comme pour les saints, je ne connais aucune prière, bon, je me dis, je vais m'en faire présenter une, une fois que j'aurais rencontré un(e) chrétien(ne), qui me présentera un saint auquel je serais proche (de faire un enfant? de faire la bise? de faire une entourloupe? de faire mes adieux? de faire la nique? de faire porter le chapeau de mes conneries? de faire euh???), bref disons que j'ai un(e) chrétien(ne) et un(e) saint(e) dans la poche, faut encore qu'ils me présentent tous deux une prière... genre la prière sympa qui se fait pas prier pour m'être présenter alors qu'elle sait rien de moi, mais bon, elle aurait confiance dans ses amis Chrétien et Saint, bref,
et cette prière, faut que je devienne intime avec elle, au point de la fesser?
suis pas sûre du coup, là...
bon, je me dis, pour oublier l'ours, allons-y devenons sado-maso avec ma nouvelle copine la prière, et ensuite?
et ben ensuite, faut aller se coucher, dormir, et laisser passer les jours, l'oubli viendra
ok, ben c'est rigolo, ça
j'ai d'autres copines, qui s'appellent autrement, et qui m'ont dit la même chose... dormir, laisser passer le temps, et voir venir...
yep, pas besoin d'un rituel
mais qu'il est long à passer ce temps...
22:55 Publié dans Livre des émotions | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
06 juin 2006
Punching-Ball Ière, reine des Pommes
enfin, de ma pomme.
Une tête de victime idéale, peut-être.
Ou de ravie d'la vie à qui déchirer le sourire.
On me fait plein de compliments, youpi! Pour que je comprenne mieux pourquoi la claque est pour moi?
Tout passe, tout casse, tout lasse, mais pas pour les autres. Ma pomme en premier, tiens, parce que j'en ai pas pris assez encore. Faut croire que j'ai une malle plus grande, et qu'il en faut donc plus pour la remplir...
Vais p'têt ouvrir un blog déversoir tiens... histoire de continuer dans le virtuel.
Pas une histoire pour moi, pas un peu de bonheur. Juste des claques. Chacun sa croix, la mienne est en cuir épais couturé solide, tapez, tapez, tapez...
Et en plus, je tente toujours de me relever. Faut-il être futée aussi, pour se présenter ainsi à la claque suivante! Offerte, ouverte, en attente...
Qui sera le suivant, à profiter, profiter quelques années ou plus, et se barrer... le prends pas pour toi, c'est juste un camouflet, j'avais besoin de me reprendre, de respirer, de profiter de tout ce que tu apportes, et de repartir du bon pied, parce que bon, pour la suite, j'irais voir ailleurs....
Punching-ball Ière, reine du repos du guerrier "merci c'était bien bon", avant qu'il aille construire ailleurs.
Décimez-moi.
... c'est juste un éclat de verre en moi... et ça ne tue pas
19:50 Publié dans Livre des émotions | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
05 mars 2006
Questionnaire entre DDD
Questionnaire des 4
demandé par Annie, qui refile les patates chaudes...
quels sont les 4 jobs que j'ai commis dans ma vie ?
si je le prends au sens de job, justement, il y en a eu 4, pas un de plus ! Serveuse, baby-sitter, jeune fille au pair genre à plein temps, et secrétaire. Tout ça avant mon métier, le vrai, ;-)
les 4 films adorés de ma vie ?« Le nom de la Rose » de Jean Jacques Annaud, réussissant le pari fou d’adapter le livre parfait d’Umberto Eco, et d’en faire un film excellent, avec un Sean Connery à croquer, même en moine
«Torch song trilogy » d’Harvey Fierstein, pour pleurer comme une madeleine à chaque fois.
« Talons aiguilles » de Pedro Almodovar, oh oui !!!
« Rio Bravo », d’Howard Hawks, mon western culte, parce qu’on y caricature ni les indiens, ni les mexicains, qu’Angie Dickinson y est craquante en femme femme, beauté et féministe, qui choisit ses amours, et Walter Brennan un petit vieux magnifique, que Dean Martin en cowboy alcoolique est trop bon, et que si John Wayne n’est pas mon préféré, il est loin d’être mauvais là-dedans, et enfin, il y a un mignon jeune premier nommé Ricky Nelson, et re enfin l’histoire fait la part belle aux dialogues, excellent pour un western!
4 endroits où j'ai vécu ?
ben… il y en a peu… deux adresses à Le Trait (Seine Maritime) dont la seule image fournie par google est celle d’un bateau (allemand ? hollandais ? écossais ?) venu se faire réparer à ses quais

, classe, non ?
Puis Evreux (deux adresses)… et Harcourt, joli village eurois,


et retour à Evreux. Cela ne fait même pas 4 endroits, mais quand même 6 adresses… (dont trois à Evreux, si ce n’est pas une catastrophe, c’est quoi ?)
4 émissions T.V. que j'aime regarder ...?
Soit je ne l’ai pas, soit je l’ai parfois et j’en fais des cures complètes, histoire de savoir pourquoi je ne l’ai pas, mais citons :
C dans l’air (Arte, 17h50)
Les bonnes séries américaines (de tout, de tout : mœurs, policières, drôles, pour ado, sciences fictions,tout vous dis-je)
La connerie type américaine, qui fait un bien fou, j’ai cité « les Feux de l’amour »
Et le journal de France 3 Limousin à l’occasion (ouais, ouais, on sait bien pourquoi)
4 endroits de vacances ?
Antraigues sur Volane, en Ardèche, où j’ai passé de nombreuses vacances ensoleillées, chaleureuses, et heureuses

la Puzsta hongroise, et le pays entier, des vacances exécrables côté relations humaines, sinon un gentil serveur à la frontière ukrainienne (avec une pustule, dirait Heights)… mais un pays magnifique, et très divers.

(voir Eger, Holloko, ou Gödöllö, par exemple, et ne pas se contenter de Buda, Pest et du Lac Balaton)…
tester l’Egri bikaver, et pas seulement le Tokay Aszu à 6 puttonyos
Delphes en Grèce, autant pour la beauté des ruines que pour la mer d’olivier

Godshorn, Basse Saxe, Allemagne, où j’ai vécu des séjours très très à part, et où j’ai des amis…

4 sites webs que j'aime visiter ?
http://www.blankass.com/# pour mon groupe préféré
http://www.sioux.org/ pour comprendre ce qu’est vraiment la vie des amérindiens aujourd’hui, loin des clichés (un site parmi d’autres, d’ailleurs)
http://gallica.bnf.fr/ la bibliothèque numérique parfaite, où je trouve enfin ce que je disais ne pas trouver sur le net il y a encore 5 ans, ;-)
http://www.admirable-tea.com/ mais l’équivalent sur le café serait un vrai plaisir aussi !!!
4 aliments que je ne déteste pas ?
hummm
alors là, je me régale déjà
de chocolat
de citron (sous forme de tarte, mais nature aussi)
de moussaka faite par mamounette
de sushis et sashimis et même de makis et de soupe miso, rhalala !!
4 endroits où je préférerais être là maintenant ?
ça reprendrait vite les lieux de vacances, mais disons
Etretat, en plein hiver, c’est merveilleux et sans touristes

Pau ou Limoges, pour y trouver les bras de l’ 
au ciné, j’aime y aller quand je peux
Et à la médiathèque, ici, parce que ça fait longtemps que je dois y aller, et que j’aime traîner dans ce bâtiment, à choisir livres ,DVD, cd, cd-rom, partitions…

4 blogueurs blogueuses à qui je passe cette patate chaude ?
à tous ceux qui le souhaitent…
16:55 Publié dans Livre des émotions | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note

